À l’échelle du continent, les perspectives sont variées. Après avoir enduré des mois d’inflation élevée et de lourds coûts d’emprunt, les Nord-Américains commencent à ressentir un soulagement; l’inflation ralentit et les banques centrales amorcent l’assouplissement de leurs taux directeurs. Malgré la baisse des taux d’intérêt, il est peu probable que l’on assiste à un essor immédiat de la consommation. Les entreprises et les consommateurs sont encore lourdement endettés et se concentreront sur la normalisation de leurs bilans et la reconstitution de leur épargne, par ailleurs épuisée, avant d’engager toute dépense majeure.
La descente du sommet du cycle de la politique monétaire s’effectue dans un environnement politique polarisé qui pourrait représenter une pierre d’achoppement pour les économies. Le président Donald Trump a amorcé la mise en œuvre de politiques dès les premiers jours de son mandat, dont l’annonce de tarifs potentiels de 25 % sur les biens du Canada et du Mexique. Les exportateurs et les entreprises canadiennes ont exprimé des préoccupations à l’égard de frictions éventuelles et d’une économie instable. De nouvelles mesures suivront probablement.
Du côté du Mexique, le gouvernement porté au pouvoir en octobre 2024 a fait passer une série de réformes constitutionnelles qui ont déconcerté le monde des affaires et ses principaux partenaires commerciaux. Il y aura des élections au Canada en 2025 et les résultats entraîneront sans aucun doute des changements dans les politiques.
Conclusion : partout sur le continent, la réorientation des politiques publiques pourrait donner lieu à un environnement instable pour les économies nord-américaines.
À l’échelle du continent, le prix des logements a grimpé, tandis que les taux d’intérêt et les prix élevés des matériaux de construction ont freiné la construction de nouvelles habitations. Une augmentation de l’immigration a également exercé une pression à la hausse sur le prix des logements locatifs et des maisons. Tant que le déficit de l’offre n’aura pas été comblé, la situation du logement continuera à peser sur les budgets des ménages et à limiter les dépenses discrétionnaires.
Bien que l’embauche ait ralenti, les hausses de salaire restent supérieures à l’inflation, aidant ainsi les consommateurs à garder la tête hors de l’eau. Mais il y a des signes d’amélioration : les gouvernements nord-américains s’efforcent de régler la situation du logement. La présidente mexicaine a promis de construire un million de foyers, tandis que le gouvernement étatsunien mise sur les programmes fédéraux existants et travaille avec les municipalités pour stimuler l’offre de logements. Au Canada, où le manque de logements abordables est encore plus criant, le gouvernement fédéral a annoncé des milliards de dollars en financement pour stimuler l’offre de logements et les gouvernements provinciaux ont commencé à s’attaquer aux restrictions réglementaires.
Cela étant dit, il y a toujours des événements à l’extérieur de l’Amérique du Nord qui échappent à notre contrôle. Les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, par exemple, sont lointaines, mais ont un impact sur le cours des produits de base. Avec l’intensification des conflits, l’inflation pourrait s’aggraver et peser sur les salaires et le pouvoir d’achat des ménages sur notre continent. En outre, les perspectives de croissance de la Chine pourraient se répercuter sur le secteur des produits de base. Pour un aperçu de l’économie mondiale, nous vous invitons à lire nos plus récentes Perspectives économiques mondiales.
En examinant de plus près les trois pays de l’Amérique du Nord, il est possible de percevoir des différences, mais dans l’ensemble, la probabilité d’une récession est faible.
L’économie étatsunienne a été incroyablement résiliente au cours des deux dernières années, dans un contexte de taux d’intérêt et d’inflation élevés. Le produit intérieur brut (PIB) réel a augmenté de 2,9 % au cours des neuf premiers mois de 2024, comparativement à la même période en 2023. Il a également dépassé la performance économique moyenne sur 10 ans d’avant la pandémie, qui était de 2,4 %, alors que les taux d’intérêt et l’inflation étaient anodins.
La réduction des taux réduit la pression sur les consommateurs
L’inflation a ralenti et semble bien ancrée dans la fourchette cible de la Réserve fédérale (la Fed). Le fléchissement de l’inflation a permis à la Fed de réduire son taux directeur de 100 points de base depuis septembre. Le rajustement à la baisse des taux a permis aux ménages et aux entreprises d’alléger leurs coûts liés aux intérêts et soutiendra graduellement leurs dépenses. Nous prévoyons que d’autres baisses de taux auront lieu au cours des 12 prochains mois, mais que la Fed sera modérée dans ses décisions à l’avenir.
Même si les coûts d’emprunt baissent, les dépenses de consommation au cours de la période de prévision devraient diminuer par rapport au rythme de l’an dernier. De nombreux ménages profiteront probablement de la baisse des coûts d’emprunt pour assainir leur bilan, qui en a pris pour son rhume ces dernières années.
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Le marché du travail aux États-Unis a montré des signes d’assouplissement. La création d’emplois a crû en moyenne à 207 000 par mois pour le premier semestre de 2024, mais ce rythme a ralenti pour atteindre une moyenne mensuelle de 148 000 entre juillet et novembre. Les employeurs rationalisent leurs effectifs pour refléter leurs besoins actuels en main-d’œuvre. Le repli du marché du travail est évident dans le taux d’inemploi, qui a augmenté de 0,4 point de pourcentage pour atteindre 4,2 % en novembre par rapport à janvier 2024. Cela a également permis une modération des salaires, la progression de la rémunération horaire moyenne tombant à 3,9 % en glissement annuel en novembre. Il s’agit de la première fois que les hausses de salaire annuelles sont inférieures à 4 % depuis juin 2021.
Avec l’inflation qui est tombée à 2,7 % en glissement annuel en novembre, les travailleurs bénéficient d’une augmentation salariale réelle de plus de 1 %, ce qui aide les ménages à retrouver l’équilibre sans alimenter l’inflation.
L’offre de logements aux États-Unis ne répondra pas à la demande
En plus du fardeau de l’endettement, le logement demeure une autre source d’irritation pour les consommateurs. Même si les coûts d’emprunt continueront de baisser, il est peu probable que les taux hypothécaires reviennent sous la barre des 4 %, comme avant la pandémie. Ceux qui ont conservé un taux plus bas fixé avant la pandémie ne veulent pas vendre, ce qui limite l’offre sur le marché de la revente et maintient les prix à un niveau élevé. Les taux hypothécaires devraient diminuer, mais ils resteront probablement au-dessus de 6 % cette année. Avec les prix de l’immobilier qui restent élevés, l’offre aura du mal à rattraper la demande comprimée. La construction de nouvelles habitations ne devrait enregistrer qu’une hausse modeste de 6,8 % pour atteindre 1,44 million de logements en 2025, ce qui ne sera pas suffisant pour remédier à la pénurie aux États-Unis.
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Les sondages indiquent que les conditions de financement sont généralement positives pour les entreprises. Les dépenses devraient rester stables, soutenues par les mesures incitatives prévues par les récentes lois. Ces incitatifs aident les entreprises à renouveler leurs immobilisations vieillissantes et à prendre de l’expansion en construisant de nouvelles installations. Consultez notre guide détaillé sur les débouchés en infrastructure aux États-Unis.
Selon la Maison-Blanche, les mesures incitatives mises en place par l’ancien président Joe Biden ont attiré 1 000 milliards de dollars d’investissements privés, les multinationales ayant ramené leur production aux États-Unis afin de profiter de ces avantages. Les investissements privés dans les secteurs de la fabrication de micropuces et des technologies propres ont grimpé en flèche. Puisque ce sont les investissements et la consommation qui soutiennent les activités économiques, le PIB réel devrait croître en moyenne de 2,1 % de 2025 à 2026, après une croissance attendue de 2,8 % en 2024.
Bien que les perspectives globales soient positives pour l’économie étatsunienne, la transition vers la nouvelle administration et son incidence sur les changements de politique demeurent incertaines. L’indice d’incertitude lié aux politiques commerciales a atteint son sommet, alors que les politiques commerciales sont devenues un enjeu majeur de la campagne électorale lors des élections de l’année dernière, soulignant le malaise qui règne au sein des dirigeants d’entreprise. Cette incertitude pourrait influencer de façon marquée les décisions d’affaires.
La Banque du Canada a jusqu’à présent réussi un atterrissage en douceur pour l’économie canadienne, en réduisant l’inflation et les taux d’intérêt sans que le pays tombe en récession. Les ajustements modérés apportés aux politiques de la Banque ont contribué à réduire l’inflation sans provoquer un chômage de masse, mais cela s’est fait au prix d’une croissance modeste.
L’économie canadienne a du mal à gagner du terrain depuis 2023. Le PIB réel a ralenti pour atteindre 1,5 % en 2023, pour ensuite connaître une progression décevante au cours des neuf premiers mois de 2024, avec une croissance dérisoire de 1,1 %.
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Les Canadiens ont été exceptionnellement anxieux, redoutant sans cesse que l’économie touche le fond. Les taux d’intérêt élevés y étaient pour quelque chose. Depuis que la Banque du Canada a commencé à hausser ses taux directeurs au printemps 2022, les ménages ont consacré une partie importante de leur revenu disponible à rembourser des intérêts sur leurs dettes.
Au troisième trimestre de 2024, les ménages ont affecté 9,3 % de leur salaire net aux frais d’intérêt, en hausse par rapport aux 5,9 % au premier trimestre de 2022. Les taux d’intérêt élevés ont également provoqué une chute des achats de maisons, occasionnant une flambée du coût des loyers. Les foyers ont moins de jeu pour les dépenses discrétionnaires et les gros achats, ce qui a entraîné une baisse considérable de la demande intérieure de biens et de services.
La baisse des taux fera graduellement croître les dépenses
Bonne nouvelle cependant, l’inflation est revenue à un niveau qui satisfait la Banque du Canada. Elle a donc commencé à réduire les taux d’intérêt pour encourager les dépenses et faire tourner les rouages du marché du travail. Celui-ci présentant des signes de détresse, la Banque devrait continuer à réduire ses taux directeurs, ce qui influencera les taux des prêts commerciaux. Même si les coûts d’emprunt baissent et que l’on s’attend à ce que les dépenses des consommateurs augmentent cette année, l’impact total de la réduction des taux sur les dépenses des consommateurs ne se fera pas sentir immédiatement, car certains ménages se concentrent sur l’assainissement de leur bilan.
Alors que les travailleurs les plus fortunés continuent de se constituer une réserve d’épargne, ceux qui représentent la tranche inférieure de 60 % de l’échelle des revenus n’ont aucune épargne. Les soldes des cartes de crédit sont élevés, poussant les emprunteurs à déposer des propositions de consommateur, ce qui pourrait limiter leur capacité à obtenir des facilités de crédit dans l’avenir. Le ralentissement du marché du travail vient aggraver cette situation difficile. Les taux de chômage ont grimpé à 6,8 % en novembre, le bassin de main-d’œuvre ayant augmenté au-delà de ce que l’économie pouvait absorber.
Près de trois millions de personnes (réparties presque également entre résidents permanents et non permanents) se sont ajoutées à la population canadienne depuis 2021. Comme l’économie ne croît pas assez vite pour créer des emplois permettant d’absorber la main-d’œuvre croissante, il est probable que le taux de chômage augmente davantage. Le gouvernement fédéral a considérablement réduit le nombre d’immigrants et de résidents non permanents qui seront admissibles à venir au Canada au cours des prochaines années. Cette mesure vise à rééquilibrer le rythme de la croissance démographique et du développement des infrastructures.
Du côté des affaires, les perspectives pour 2025 mènent à croire que l’année sera meilleure que 2024. Avec la détente des taux d’intérêt et l’amélioration des conditions de crédit, la confiance des entreprises se rétablit. Un autre point positif pour les entreprises est que la pression sur les coûts s’atténue, en particulier du côté de la main-d’œuvre, à mesure que les salaires évoluent dans la bonne direction. L’indice de confiance commerciale (ICC) d’EDC en juin 2024 a montré que les exportateurs constatent une amélioration de la conjoncture économique mondiale et des débouchés commerciaux. Cela conduira ultimement à une augmentation des investissements des entreprises cette année. Il y a quelques grands projets couvrant les transports, les véhicules électriques (VE) et d’autres secteurs, comme le manufacturier et l’industriel, qui aideront en 2025 à sortir les dépenses du marasme actuel.
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Reprise des exportations en 2025
Les exportations canadiennes ont connu des difficultés en 2024, certaines entreprises du secteur automobile ayant commencé à adapter leurs usines pour produire des véhicules électriques, tandis que les feux de forêt ont perturbé les activités minières dans tout le pays et ont eu une incidence sur les volumes d’exportation. Les effets de ces perturbations se sont estompés et devraient permettre aux exportations de se redresser en 2025. Grâce aux bonnes récoltes de l’an dernier, l’agroalimentaire devrait soutenir les exportations canadiennes au cours du premier semestre de 2025. La forte demande aux États-Unis ainsi qu’un huard plus faible devraient être favorables aux exportations canadiennes. Le dollar canadien devrait atteindre en moyenne 0,70 USD cette année, poursuivant sa tendance à la baisse par rapport au dollar américain au cours des trois dernières années.
Les dépenses publiques, qui ont été essentielles dans le soutien à l’économie depuis la pandémie, ont ralenti alors que tous les paliers de gouvernement se concentrent sur le retour à l’équilibre budgétaire. Cela nuira à l’élan de la croissance économique, mais la vigueur de l’économie nationale et des exportations devraient aider à faire passer la croissance médiocre de l’économie canadienne de 2024 (1,3 %) à une valeur décente de 1,8 % cette année.
L’économie mexicaine tire de l’arrière depuis la présidence d’Andrés Manuel López Obrador (de 2018 à 2024), alors que des faux pas politiques ont entravé l’investissement privé, moteur de croissance d’une économie de libre marché. Le niveau du PIB réel est aujourd’hui inférieur de 5,5 % à ce qu’il devrait être si l’économie avait gardé le même rythme que pendant la période de croissance de 2012 à 2018, qui coïncidait avec l’ère de libéralisation de l’ancien président Peña Nieto.
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L’économie a eu du mal à gagner du terrain en 2024, après la pandémie, et les perspectives ne sont guère plus reluisantes pour 2025, alors que la nouvelle présidente double la mise sur les mêmes politiques peu judicieuses qui ont empêché la croissance potentielle de l’économie. La victoire écrasante de la première présidente du pays, Claudia Sheinbaum, en juin dernier, et la majorité de sa coalition au Congrès a permis l’adoption d’une réforme constitutionnelle controversée qui a détruit le système de poids et de contrepoids contrôlant les pouvoirs exécutifs. Cela pourrait conduire à la dégradation de la gouvernance et de l’état de droit, qui sont des ingrédients essentiels pour attirer les investissements des entreprises.
Le taux élevé de sous-emploi se maintient
L’élan en ce début d’année 2025 est faible, l’inflation stagnant aux alentours de 4 % à 5 %, de sorte que la Banque centrale du Mexique (Banxico) a été lente à réduire son taux directeur, ce qui nuit à la demande intérieure. Banxico a abaissé son taux directeur de 100 points de base pour le ramener à 10,25 %, ce qui reste historiquement élevé. La combinaison d’une forte inflation et de taux d’intérêt élevés a affaibli l’économie nationale.
Le volume des ventes au détail a baissé de 0,6 % au cours des neuf premiers mois de 2024, tandis que le rythme mensuel de création d’emplois est la moitié de ce qu’il était en 2023. Même si le taux de chômage officiel continue de baisser, atteignant 2,5 % en octobre, le secteur hautement informel du Mexique (qui fait partie de toute économie qui n’est ni imposée ni contrôlée par le gouvernement) est révélateur de son niveau croissant de sous-emploi. En excluant la période de la pandémie, le sous-emploi en octobre a atteint son niveau le plus élevé depuis l’été 2012. En conséquence, les Mexicains s’en remettent aux fonds qui leur sont envoyés par leurs familles vivant à l’étranger pour régler leurs dépenses courantes. Ces fonds (en valeur constante) ont baissé de 2,4 % pour la période de janvier à octobre, ce qui signifie qu’ils ne suffisent pas à couvrir les dépenses des Mexicains.
Cette réalité, combinée à l’incapacité de l’économie à générer assez de travail pour absorber le grand nombre de Mexicains sous-employés en raison de l’hésitation des multinationales à investir, signifie que l’économie continuera d’enchaîner les contre-performances. Les investisseurs sont maintenant dans l’expectative afin d’évaluer la mise en œuvre des politiques de la nouvelle administration.
Les investissements directs étrangers dans de nouveaux projets ont baissé de 42 % au cours des neuf premiers mois de l’année dernière par rapport à la même période en 2023, certains grands projets de multinationales ayant été annulés ou mis en attente.
Selon la Chambre minière mexicaine (CAMIMEX), les investissements d’une valeur de 4,5 milliards de dollars américains sont freinés par les restrictions législatives imposées à l’industrie minière. L’annonce faite par Tesla en juillet selon laquelle le constructeur mettrait entre parenthèses le projet de construction d’une usine de 5 milliards de dollars américains à Santa Catarina, dans l’État du Nuevo León, a fait ressortir les conséquences de la réforme constitutionnelle sur le potentiel économique du pays.
La faiblesse du peso
L’économie nationale était anémique, le Mexique peut compter sur la robuste demande étatsunienne pour soutenir son activité économique. Le Mexique a ravi à la Chine le titre de premier exportateur de marchandises vers les États-Unis, alors que les tensions géopolitiques entre les deux plus importantes économies mondiales réorientent les acheteurs étatsuniens qui souhaitent réduire les risques pour leurs chaînes d’approvisionnement auprès de la Chine et se tournent vers leur voisin du Sud pour exécuter leurs commandes. En plus de la forte demande des États-Unis, le peso offrira des incitatifs supplémentaires pour les exportations mexicaines. Un peso plus faible rend les exportations mexicaines moins chères pour les acheteurs étatsuniens.
Le peso a perdu 13 % de sa valeur face au dollar américain pour la période de juin à novembre par rapport à celle de janvier à mai de l’année dernière et il est peu probable qu’il remonte cette année. Le pessimisme des investisseurs à la suite de la réforme constitutionnelle de septembre retarde les investissements.
Les investisseurs sont prudents relativement à l’économie mexicaine jusqu’à ce que l’administration de la présidente Sheinbaum montre qu’elle est favorable aux entreprises. Un autre avantage d’un peso plus faible est son attrait touristique. Pour la période de janvier à octobre, le tourisme au Mexique a augmenté de 15 %, tandis que les dépenses des visiteurs étrangers au pays ont enregistré une hausse de 7 %.
Les restrictions budgétaires limitent la croissance
Avec la contraction de la demande privée intérieure, la capacité du gouvernement à utiliser la politique budgétaire pour stimuler l’économie est cruciale. Le nouveau gouvernement est dans une impasse budgétaire. Contrairement à son prédécesseur, Mme Sheinbaum est entrée en fonction en octobre dernier avec un énorme déficit budgétaire équivalant à 5,9 % du PIB. Son administration a proposé de ramener le déficit à 3,9 % en procédant à des réductions massives de certaines activités gouvernementales. Son désir de construire un million de logements pour les Mexicains à faible revenu, ainsi que des infrastructures de transport et de services publics, serait difficile à concrétiser budgétairement étant donné son refus d’augmenter les impôts.
Cela signifie que la contribution du gouvernement à la croissance économique sera limitée au cours de la période de prévision. Les exportations étant la seule perspective prometteuse pour l’économie, le PIB réel devrait progresser de seulement 1,4 % cette année, après une hausse de 1,5 % en 2024. Dans le contexte politique actuel, l’économie mexicaine est confrontée à des décennies de pertes. Il est possible qu’elle ne rattrape jamais son retard et ne réussisse pas à rejoindre le niveau qu’elle aurait atteint si elle avait gardé son rythme moyen des années 2012 à 2018.
Pour ce faire, il faudrait que le Mexique progresse à un rythme annuel moyen de 4 % de 2026 à 2029. Ce taux de croissance économique nécessiterait des investissements massifs du secteur privé pour redonner au Mexique la capacité de réaliser son plein potentiel. Pour en savoir plus, consultez notre guide détaillé : Faire des affaires au Mexique.
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