La région de l’Indo-Pacifique, par exemple, abrite les économies parmi les plus dynamiques du globe. Fait à noter, 13 des 50 principaux marchés d’exportation potentiels du Canada se trouvent dans cette région, ce qui constitue pour le secteur des exportations de biens un potentiel de plus de 83 milliards de dollars à l’horizon 2029. De quels marchés s’agit-il? De l’Australie, de la Chine, de l’Inde, du Japon, de Singapour et de la Corée du Sud, mais aussi de marchés en rapide croissance et dynamiques comme le Vietnam, l’Indonésie, les Philippines, la Thaïlande et la Malaisie.
Ces cinq dernières années, les taux de croissance actuelle dans bon nombre de ces marchés ont, et de loin, éclipsé la croissance observée chez des partenaires commerciaux traditionnels, et on prévoit que ces marchés maintiendront le cap à cette rapide cadence jusqu’à la fin de la présente décennie. Autre élément encore plus important : les importations de biens de ces marchés suivront une progression soutenue de sorte qu’elles afficheront un taux de croissance annuelle composée de 5 % jusqu’en 2029. Cet argument à lui seul devrait convaincre les exportateurs canadiens de biens de placer l’Indo Pacifique en tête de leur liste de marchés cibles.
Cela étant, les marchés d’autres régions sont aussi particulièrement porteurs. Nous pensons ici au Brésil, au Chili, à l’Argentine, au Panama et à la Colombie qui, ensemble, recèlent un potentiel avoisinant les 12 milliards de dollars pour les exportateurs canadiennes de biens d’ici 2029. De la même façon, lorsque réunis, l’Arabie saoudite, l’Afrique du Sud et les Émirats arabes unis présentent un potentiel de près de 6 milliards de dollars pour le secteur des exportations de biens. Voilà autant de marchés que les exportateurs canadiens devraient avoir dans leur ligne de mire.
Conclusion
Les bouleversements géopolitiques et le nouvel ordre mercantiliste mondial bousculent le commerce international et accentuent de ce fait l’incertitude. Face à cette conjoncture, les exportateurs canadiens doivent revoir la diversification de leur portefeuille pour réduire leur exposition. EDC est prête à soutenir les entreprises canadiennes en quête de croissance en ces temps incertains. Que ce soit en intensifiant notre présence dans la région de l’Indo-Pacifique ou en offrant un éventail de produits financiers et consultatifs, nous assumons plus de risques afin que le Canada puisse donner la priorité à la croissance.
N’oubliez pas que votre avis est très important pour les Services économiques d’EDC. Si vous avez des idées de sujets à nous proposer, n’hésitez pas à nous les communiquer à l’adresse economics@edc.ca, et nous ferons de notre mieux pour les traiter dans une édition future.