Ce changement de politique aura des conséquences importantes pour les entreprises canadiennes qui ont élaboré leurs stratégies de distribution aux États-Unis en s’appuyant sur des expéditions transfrontalières de faible valeur. Dorénavant, les petits colis envoyés directement aux acheteurs étatsuniens ne pourront plus franchir la douane sans être assujettis à des droits, à des taxes et à des formalités administratives supplémentaires.
Les envois postaux continueront d’être acheminés sans nécessiter de déclaration préparée par le service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis, le CBP (Customs and Border Protection), jusqu’à ce que ce dernier établisse et publie une nouvelle procédure de déclaration. Néanmoins, ces envois devront se conformer à un nouveau cadre de perception de droits de douane.
Par conséquent, « les exportateurs peuvent s’attendre à des coûts d’expédition plus élevés, à de nouvelles exigences en matière de conformité et à des risques accrus de retards des expéditions. Ce virage sera particulièrement difficile pour les secteurs qui dépendent d’expéditions fréquentes et de faible valeur », indique David Weiner, vice-président régional −États-Unis à Exportation et développement Canada (EDC).
« Les exportateurs canadiens devraient se tenir informés et faire preuve de souplesse afin de maintenir la rapidité et la simplicité du service – deux grandes attentes des cyberconsommateurs d’aujourd’hui – qui seront plus difficiles à maintenir sans une adaptation des stratégies de distribution », affirme M. Weiner.
Pour des précisions sur les exonérations de droits de douane prévues par l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), voir la remarque à la fin du présent article.