« Passez l’accord au peigne fin », explique M. Glasgow. « Les règles d’origine varient selon les produits, et chaque accord a ses propres règles. Ce sont elles qui déterminent si vos biens sont considérés comme canadiens. »
Ce n’est pas toujours facile de déterminer si votre produit respecte bien les règles d’origine, d’autant plus s’il est fabriqué à partir de pièces ou de matériaux provenant de l’étranger. Pour en avoir le cœur net, vous pouvez communiquer avec l’autorité douanière (l’homologue de l’Agence des services frontaliers du Canada ou ASFC) du marché étranger qui vous intéresse. En vertu de l’accord, l’agence doit rendre une décision anticipée quant au lieu d’origine de votre produit, ce qui vous simplifie la vie si les règles sont contestées. Ce processus diffère de celui de l’accord commercial entre le Canada et l’UE, en vertu duquel l’ASFC est autorisée à juger l’origine des produits canadiens pour le compte de ses homologues européens.
Bien que l’accord accorde un traitement préférentiel à de nombreux produits, il existe certaines exceptions. Les ventes de certaines entreprises pourraient être restreintes si leurs produits ou services figurent parmi ces exceptions.
« Il faut savoir quelles sont les exceptions », souligne M. Glasgow. « Cela est particulièrement vrai en matière de services, où il peut s’avérer judicieux de faire appel à un avocat-conseil pour bien comprendre les exceptions applicables. Même pour les décisions des autorités douanières, j’encourage les entrepreneurs à obtenir des conseils juridiques pour les soutenir dans leur démarche. »
Les exceptions applicables au commerce des services varient d’un pays à l’autre. Toutefois, à titre d’exemple, de nombreux pays ont refusé d’ouvrir leur marché aux entreprises étrangères dans les domaines du transport maritime, des télécommunications et de l’énergie. De son côté, le Canada a prévu des exceptions dans le secteur culturel pour tenter de préserver son patrimoine national.