[00:13:13.110] - Orateur 2
Avec eux dans le fond, vous avez un peu réussi à faire vos preuves. J'imagine que c'est un risque calculé en même temps. C'est ça, il faut être capable de livrer quelque chose pour montrer notre crédibilité. Je suis curieuse parce qu'on s'entend que j'imagine que vous n'êtes pas les seuls. J'imagine qu'il y a énormément de boîtes d'animation, que ce soit au Québec, dans le reste du Canada, aux États-Unis et peut- être même partout dans le monde. La concurrence est féroce. Comment est- ce que Swizz se distingue? J'entends un portfolio quand même très exhaustif de votre offre. Vous avez plusieurs spécialités, j'entends des talents, mais c'est comment on reste compétitifs? Qu'est- ce qui vous distingue réellement.
[00:13:59.850] - Orateur 1
C'est une bonne question. Je pense que c'est deux choses. C'est l'approche un peu technologique qui faisait qu'on se diversifie. Par rapport, exemple, à un marché qu'on a développé beaucoup qui est les parcs d'attractions, c'est notre approche un peu plus en lien avec les technologies qui découlent du fait que les deux fondateurs viennent d'Ubisoft, dans laquelle c'est de l'animation qui est faite, mais dans un moteur de jeux vidéo en temps réel. C'est vraiment la technologie qui est au cœur de la réalisation d'un jeu vidéo. On avait cette approche-là où on était plus ouverts à changer les technologies, à améliorer les technologies, alors que les studios d'animation que ça fait plus dans quelque chose de linéaire, de contrôlé. Ça nous donnait un bel avantage concurrentiel. En dehors de ça aussi, on s'est toujours challengés, les trois partenaires ensemble, à choisir des projets pour les bonnes raisons. On avait ce fameux triangle qu'on regardait, qui était qualité, finance et valeur ajoutée. Est- ce que c'est un projet qui va nous permettre de mettre le studio de l'avant? Est- ce qu'il est assez payant pour le faire? Est- ce qu'il est raisonnable? » On essaie toujours d'en avoir trois sur 3, du moins deux sur 3, mais quand on est arrivé à quelque chose qui était hors champ, même si c'était un potentiel financier super intéressant, on le laissait passer.
[00:15:12.020] - Orateur 1
Si de l'autre côté, on avait quelque chose qui pouvait nous mettre sur la marque, mais qui aurait mis en péril le studio en termes de longévité ou de pérennité, on le laissait passer également. Ces choix-là ont fait en sorte que je pense qu'on a réussi à attirer notre cadre du jeu, d'offrir ce qu'on est. C'est sauf que par le fait qu'on a toujours voulu compétitionner les meilleurs, on va dans des budgets conséquents, on va chercher de la qualité, c'est à attirer ces gens-là. Puis, c'est à bien qu'on est souvent les mêmes compétiteurs au final, aller chercher les contrôles. On est quelques studios spécialisés dans le même créneau. Alors que si on commence à vouloir faire de l'animation 3D un peu partout dans le monde, on peut rapidement se mettre en compétition contre les nouveaux pays émergents, que ce soit l'Inde, le Brésil, la Chine qui est présente depuis longtemps, où là, c'est beaucoup plus une compétition par le coût qu'une compétition par la capacité à livrer une certaine qualité.
[00:16:00.320] - Orateur 2
Donc, j'entends l'agilité d'un côté, puis de l'autre côté, choisir un peu ses contrats, être plutôt sélectifs en étant spécialisés, puis tranquillement, le montant s'est renommé dans un certain domaine. C'est vraiment intéressant. Donc là, Squeeze, vous exportez aux États-Unis. C'est quoi pour vous la trajectoire de croissance? Qu'est- ce qui s'en vient dans les prochaines années? On reste aux États-Unis parce que ce sont là, les grands joueurs ou il y a un marché international là?
[00:16:30.000] - Orateur 1
Il y a un marché international, définitivement. L'exportation va toujours se passer majoritairement aux États-Unis, parce que tout ce qui est divertissement dans les gros box office va passer majoritairement par Hollywood. Cependant, il y a beaucoup d'économies en développement puis de forts pays en Europe où il va y avoir de la commercialisation forte. Ce qui est intéressant et où notre marché, à nous, s'est beaucoup changé, c'est qu'on avait un marché traditionnel avant les années 2018 ou avant l'arrivée de Netflix, par exemple, où c'était les télés traditionnelles qui étaient à la télé, puis les sorties en salle pour les films d'animation, par exemple. Donc là, ça fallait passer par les sorties en cinéma, avoir des ententes également avec les États-Unis qui rouvraient le reste du monde. Là, maintenant, avec tout ce qui est divertissement numérique, qu'on parle des Disney+, qu'on parle de Netflix, Apple TV, Paramount+, sont toutes rendues maintenant les grandes chaînes avec leurs propres contenus. Mais les stratégies commencent à se diversifier en termes de mondialisation et de commercialisation. Donc ça fait en sorte qu'on peut avoir une stratégie où on vend un certain produit juste à l'Europe, on garde les droits pour autre chose, pour le faire d'une autre façon.
[00:17:35.500] - Orateur 1
Ça vient permettre de le diviser un peu ou d'approcher différemment l'exportation.
[00:17:41.740] - Orateur 2
C'est une industrie qui a énormément évolué, de ce que je comprends. Elle évolue aujourd'hui, elle a une vitesse gravée. C'est fou.
[00:17:52.070] - Orateur 1
C'est complètement fou. Les nouvelles technologies rentrent de plus en plus aussi. Il y a toujours les médias sociaux qui commencent à avoir des des succès. Il y a le metaverse qui arrive par la bande aussi, qui change la donne de plus en plus de gros partenaires comme Disney ou autres, qui vont faire des ententes avec le jeu, par exemple, Fortnite. Je vais te faire l'exemple de Metaverse, il va avoir un lancement en primaire mondiale, puis il est réservé à la plateforme Fortnite. La prochaine thématique du film Star Wars va être lancée là- dessus, mais exclusivement aux gens de Fortnite, il y a des concerts qui sont donnés par des avatars de vrais musiciens. C'est ça, c'est une plateforme de manière payante. C'est un tout autre univers d'animation 3D qui se trouve. Les différentes plateformes aussi essaient de se repositionner un petit peu, parce que dans les dernières années, c'était une course au contenu. Maintenant, il y a une certaine spécialisation, parce que de créer du contenu, ça coûte cher. On se rend compte aussi qu'en ne voulant pas trop en faire, on baisse un peu la qualité du contenu qui n'était pas ramassé sur une plateforme numérique à passer une demi- heure à chercher le prochain contenu écouté, puis finalement, laisser faire parce que c'est trop long.
[00:18:59.330] - Orateur 1
C'est qu'il y a une certaine façon maintenant que les plateformes essaient de revoir leurs possibles.
[00:19:03.770] - Orateur 2
J'imagine que ça, ça demande une adaptation de votre côté aussi.
[00:19:08.070] - Orateur 1
Oui, ça demande une certaine adaptation, mais ça amène plein d'opportunités quand on est ouvert à la veille stratégique, puis avoir un coup de cœur sur ce qui se passe, puis d'être au courant du marché. Donc définitivement, c'est une opportunité qui peut se transformer en menace si on l'aborde ou pas. Mais oui, on doit se rendre régulièrement à Los Angeles pour comprendre vers où ils s'en vont, aller voir si c'est pas un petit peu les données et aboutissements, leurs plans d'affaires à eux, voir comment on peut s'intégrer là-dedans. Mais c'est souvent beaucoup des opportunités qui sont basées sur un timing, si vous me permettez l'expression. Des fois, on n'est pas nécessairement en discussion pour quelque chose de précis, puis il y a un besoin qui pop, qui est parce qu'on était là dans la semaine dernière, notre nom revient sur le dessus de la table, puis ça part, puis on peut commencer à écrire la balançée.
[00:19:52.660] - Orateur 2
Il faut constamment se réinventer. L'entrepreneuriat, ce n'est pas pour les gens qui veulent s'asseoir, puis regarder leur feu. Il faut constamment mettre des bûches dedans, nourrir ce feu- là. C'est ce qui rend ça excitant, mais des fois, j'imagine, ça rend ça comme tu dis, toute opportunité peut devenir une menace et son contraire. Tu imagines que c'est ça? Au niveau des... Tu as touché là- dessus au départ, quand tu as parlé de ton démarrage. Quand vous avez exporté, est- ce que vous avez appartenu à des réseaux? Est- ce que vous avez eu des partenaires commerciaux? Est- ce que il y a eu, je pense, des sites qui ont été un partenaire financier pour vos propres usines internationales. Parle-moi un peu de qui vous êtes entouré?
[00:20:40.330] - Orateur 1
On a été chanceux quand même. On a eu la chance d'avoir beaucoup de partenaires, autant para- gouvernementaux que privés, pour nous aider à grandir. Mais on en a eu vraiment plusieurs, puis ça a vraiment fait toute une différence. On a eu la Ville de Québec en termes de subventions qui nous a accompagnés. On a eu le Paris CNRC qui nous a aussi accompagnés en subventions pour pour le développement de notre pipeline, la ARD. On a la BDC qui nous a financé pour la croissance. C'est vrai qu'on avait un fonds de roulement pour nos prochaines étapes. On a Desjardins avec EDC qui s'assurait que les marges de crédit, puis que les comptes clients étaient assurés, puis qui nous permettaient aussi de payer nos gens. On a le développement économique Canada qui nous a accompagnés. On a à l'époque le ministère de l'Économie et de l'Investissement de l'Économie et de l'Exportation qui nous a accompagnés pour nous supporter dans les frais de foire de commercialisation externe. Donc, il y a beaucoup de partenaires qui se sont joignés à nous. On a la Sodec Téléfilm aussi au niveau télévisuel, qui nous ont aussi supportés à travers des différentes fourres commerciales.
[00:21:41.050] - Orateur 1
Donc vraiment, on a été chanceux d'avoir tous ces accompagnements-là. Puis ça a fait pour aujourd'hui le succès qu'on a eu ici a été fait parce qu'il y a beaucoup de gens qui nous ont fait confiance.
[00:21:50.050] - Orateur 2
On dit que ça prend un village pour élever un enfant, ça prend un village pour élever une entreprise. C'est un peu la même chose. On n'est jamais seul en entrepreneuriat. Il faut vraiment apprendre à prendre des perches puis s'en pourrir, je pense.
[00:22:05.370] - Orateur 1
Oui, tout à fait. Dans les premiers réflexes qu'on a eu, on a parlé un peu du succès. Je pense que ce qui nous a aidés dans ce qu'on a réussi à accomplir, ça reste tout de même aussi l'humidité, l'humidité -là, même si on avait des beaux contrats, si rien n'était n'importe quoi, on était toujours ouverts à écouter autour d'une table quelqu'un qui avait vécu des enjeux, des problématiques dans le lendemain. On se disait « Si les gens passaient par là, ils ont vécu quelque chose qu'on devrait apprendre de ». Puis le fait qu'on était trois aussi, mais qui venaient de trois expertises différentes. Denis était et est le visionnaire, le dirigeant, la personne qui met tout en branle. Patrick, le créatif, le côté artistique, c'est sûr que tout ce qu'on sort est qualitatif. Nous, Benjamin, le volet financier, s'assurer que les comptes de banque suivent les besoins. C'est qu'il y avait toujours une belle discussion qui faisait en sorte qu'on n'était pas nécessairement... Quand on se questionnait pour prendre des choix, on avait fait les tours de table, puis tout le monde, même si on n'était pas 100 % d'accord, finissaient par se rallier, ce qui donnait une certaine impulsion.
[00:23:02.580] - Orateur 1
Mais oui, définitivement, plus on s'entoure, plus on a des mentors et autres qui peuvent nous aider à nous faire grandir, plus on en bénéficie. Moins on risque de faire des erreurs qui n'étaient pas chères.
[00:23:13.090] - Orateur 2
C'est clair. Qu'est- ce que ils ont un ou quelques conseils pour une entreprise qui voudrait exporter, qui a ce grand rêve- là, mais qui ne sait pas par où commencer?
[00:23:25.210] - Orateur 1
Le premier conseil passerait par s'entourer. On ne réinvente pas la roue. Il y a plein de gens qui exportent de plein d'industries différentes. Il s'agit de regarder dans notre réseau d'affaires, que ce soit des partenaires financiers comme Développement économique Canada, comme la banque court terme, dans l'entreprise où avant de joindre Squid, j'étais directeur, j'étais dans le domaine bancaire, mais mon rôle, c'était de financer des entreprises. Donc plutôt que d'être dans une seule, je finançais plein, avec plein de modèles d'appart, plein de façons de faire différentes. Il ne faut pas être gêné d'utiliser ces professionnels-là pour nous référer, que ce soit des avocats, que ce soit des comptables, tout ce qui est les gens-là ont un portefeuille de clients pour lesquels ils peuvent référer, puis autour d'un dîner ou d'une discussion, avoir une approche à l'exportation. Mais suite à ça aussi, de ne pas gêner pour faire une veille stratégique, on est chanceux au Québec et au Canada, on a différents partenaires qui existent pour aider. Quand on parle de développement économique Canada, quand on parle de morale internationale, quand on parle du Québec international, dépendant des régions dans lesquelles on évolue, quand on parle d' Investissement Québec qui est toujours son offre pour aider à la commercialisation, puis qui puisse porter des frais d'expert externe qui viendraient aider.
[00:24:32.810] - Orateur 1
Donc, il faut vraiment se tourner vers ces individus-là qui peuvent nous mettre en relation, puis accélérer ce choix-là. Puis après, toujours prendre un petit budget pour aller visiter les endroits où on va exporter. Les foires commerciales, les missions commerciales sont toujours une bonne façon d'aller tenter le terrain, puis de voir de nos propres yeux qu'est- ce qui se passe là- bas. Ça facilite, puis ça sécurise aussi un petit peu le truc.
[00:24:56.140] - Orateur 2
Donc, j'entends bien s'entourer, une veille stratégique, puis aller sur le terrain. Il ne faut pas toujours rester derrière nos ordinateurs, il faut avoir le courage d'aller voir les gens. On est humain, on ouvre la ligne, le relationnel, souvent, on l'oublie.
[00:25:13.450] - Orateur 1
Tout à fait.
[00:25:15.460] - Orateur 2
D'ailleurs, ça m'amène à un sujet qui est cher à mon cœur, l'environnement, le côté environnemental et le côté social. Oui, ce n'est pas seulement les deux en animation 3D, en mocap, comme tu nous as expliqué tantôt, mais vous avez un grand sens de la responsabilité sociale, environnementale. Sur votre site web, vous dites même « Les personnes extraordinaires font les entreprises extraordinaires. » Une phrase célèbre de Peter Drucker, que je suis moi- même. Vous dites « Quand elles sont immensément talentueuses et heureuses, la magie opère. » Comment est-ce que vous vous situez entre les perspectives de croissance, les opportunités commerciales, puis la responsabilité sociale et environnementale? C'est un peu... Souvent, il y a comme une tension entre les deux. Où est- ce que vous vous situez?
[00:26:05.860] - Orateur 1
On se situe vraiment entre les deux, en fait, dans le sens qu'on veut faire une certaine croissance pour assurer une pérennité, puis réaliser nos objectifs. Mais on fait partie dans une des... En fait, vous allez voir sur le site de l'entreprise, il y a plusieurs valeurs, dont la flexibilité, puis l'ouverture d'esprit. Donc, on est toujours à se remettre en question. Puis ce n'est pas parce qu'on veut faire de la croissance qu'on veut grandir qu'il faut le faire au détriment de l'environnement. C'est une conscience qui est toujours présente dans notre prise de décision. On le fait à la hauteur de nos moyens, avec les initiatives que l'on peut, mais il y a toujours une ouverture à le faire en ce sens-là. Il y a des objectifs qu'on s'est lancé, ambitieux d'essayer d'être carbon neutre dans les cinq, six prochaines années, puis de faire affaire avec des fournisseurs qui sont aussi carbon neutres pour essayer de limiter notre trace environnementale. On bonifie de manière importante à chaque année les avantages sociaux pour s'assurer qu'au niveau santé mentale et autres, les employés sont bien chez nous, ils sont supportés, puis ils ont tout ce qu'il faut. En termes de gouvernance, on a un conseil d'administration, on fait les choses aussi pour s'assurer qu'on fait les bonnes raisons, qu'on n'a pas de corruption potentielle aussi dans nos manières de faire et tout.
[00:27:14.990] - Orateur 1
Donc, c'est fait de façon efficiente et éthique. Mais au niveau environnemental, dans l'entreprise dans laquelle on est, c'est beaucoup plus dans l'optimisation que dans le levier de la consommation. On n'est pas un très grand pollueur, on est 100 pour cent numérique, donc il n'y a pas de à pied. On est dans des environnements où on reste responsable dans ce qu'on utilise. Quand il y a des commandes de lunch qui sont faites ou on offre des collations, on va donner à des organismes de charité. Même chose pour les ordinateurs qui ne sont plus nécessaires pour nous au quotidien, parce qu'ils n'ont plus la puissance adéquate. On va les recycler pour leur donner une deuxième vie. C'est cette approche-là complète qu'on essaie d'avoir au quotidien. Le prochain volet sur lequel on va s'attaquer est vraiment le volet énergie qui ne veut pas... Quand on produit de l'animation 3D, on a besoin d'électricité pour transformer cet art numérique en un produit final. On essaie de tourner le plus possible avec nos partenaires pour en trouver et utiliser l'énergie qui est dégagée par cette chaleur-là.
[00:28:18.400] - Orateur 2
Puis là, dans le fond, au niveau de... Parce que j'entends qu'il y a un plan pour devenir carboneuse, ça va passer à travers de la compensation carbone?
[00:28:26.590] - Orateur 1
Oui, en fait, on essaie de s'assurer que notre empreinte va être à zéro. Donc, autant par les fournisseurs que parce que nous, on dégage, on va s'assurer de prendre des mesures qui vont venir pallier à ça. C'est un très grand chantier qu'on a attaqué dans les cinq premiers années. Puis, on l'a associé aussi quand même à notre réseau de fournisseurs, ce qui fait qu'il va y avoir des dépendances. On a besoin de produire, donc on a besoin d'acheter des cadres graphiques, on a besoin d'acheter des ordinateurs. On va travailler main dans la main avec les fournisseurs pour essayer d'atteindre notre but. C'est un but qui est ambitieux, mais si on ne fixe rien, on ne change rien. C'est Einstein qui disait que tout le temps faire la même chose de la même façon, puis espérer des résultats différents, c'était la définition de la folie.
[00:29:09.750] - Orateur 2
100 % d'accord. Souvent, quand on se mesure, on sait comment s'améliorer en environnement, en environnement, c'est un peu flou. Qu'est-ce qui fait vraiment la différence? Souvent, ça commence par déjà savoir comment aujourd'hui... Quel est notre impact environnemental aujourd'hui? La mesure pour l'amélioration. C'est un grand chantier, facile à dire en une phrase. Je sais que c'est ça. C'est un grand chantier.
[00:29:34.270] - Orateur 1
Pour cette question-là particulière, j'aurais bien aimé que mon collègue Denis soit sur la ligne parce que Denis, comme moi, mais encore plus l'environnement à cœur. Il faut savoir qu'avant, dans le domaine du jeu vidéo, il a fait un doctorat en développement durable économique. Son objectif était de démontrer aux entreprises que le développement durable avait une valeur financière qui était intéressant à mettre en place. Je ne veux pas, par son expérience et son expertise passée, ça touche notre approche de développement aussi par le SAME.
[00:30:08.510] - Orateur 2
Intéressant. Vous avez un allié à l'intérieur de l'entreprise pour vous aider. C'est dans cette trajectoire-là. Je pense qu'en 2023, c'est la trajectoire à prendre. Il faut se responsabiliser. C'est la trajectoire à prendre, mais bon, tranquillement, mais sûrement.
[00:30:25.100] - Orateur 1
Une définitive, oui.
[00:30:26.340] - Orateur 2
Est- ce que tu aurais un dernier conseil? Pour une entreprise comme la sienne, un dernier conseil pour se responsabiliser un peu plus au niveau... Tu as parlé beaucoup de tes employés, peut- être le recrutement qui a un enjeu ou un conseil au niveau environnemental. Peut- être un dernier conseil au niveau de la responsabilité sociale, environnementale dans ton industrie?
[00:30:48.600] - Orateur 1
Oui, ça part toujours par les initiatives et par l'exemple. Quand les gestionnaires, les gens du comité de direction, les personnes influentes de la d'une entreprise mettent la main à la pâte, souvent, ça fait des petits. Mon conseil ou ma recommandation serait de partir de là, trouver des gens qui influencent dans l'entreprise, qui ont à cœur cela, puis de mettre au départ des petites initiatives. Plus on en met des grosses, plus qu'on se décourage, moins on a de temps pour les faire, plus c'est de notre côté. Quand on commence juste par des petites initiatives, que ce soit du bénévolat, en gang, un jour du soir, que ce soit peu importe quelque chose, il y a un certain effet d'appréciation qu'on gagne à faire ces choses- là. Puis après, on apprécie qu'on augmente la cadence. C'est un peu l'effet boule de neige. La petite boule de neige qui roule en fin de grosse, ça influence les gens autour de nous. On va en parler avec des amis un soir, eux vont peut- être le faire dans la entreprise, on a des contacts d'affaires qui pourraient se joindre, on donc c'est vraiment de partir petit, mais avec des gens qui vont embarquer pour créer une synergie, puis vraiment avoir une satisfaction à la réalisation.
[00:31:55.550] - Orateur 2
C'est définitivement une énergie qui est positive et contagieuse.
[00:31:59.840] - Orateur 1
Tout à fait.
[00:32:00.770] - Orateur 2
Merci vraiment, François, pour ces précieux conseils. Merci d'être à l'écoute aujourd'hui sur le podcast Export Impact. Si vous avez aimé l'épisode d'aujourd'hui, abonnez- vous, notez- nous et laissez-nous un commentaire sur votre plateforme préférée. Je vous dis à la prochaine.