28 Mars 2025
Bienvenue à la 2e saison du balado d’Exportation et développement Canada (EDC): L’impact de l’exportation. Nous aimerions vous présenter notre nouvel animateur Nicolas Duvernois.
Entrepreneur visionnaire, Nicolas a transformé une simple idée de vodka canadienne en la Pur Vodka, maintes fois primée. Il a aussi fondé Duvernois Creative Spirits, une entreprise qui a connu un succès international. Maintenant nouvel animateur de notre balado, il partage ses précieux conseils tirés de son parcours en tant que leader d’affaires et exportateur.
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Bonjour et bienvenue à la 2e saison du balado l'impact de l'exportation d'exportation et développement Canada. Merci de vous joindre à nous aujourd'hui.
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J'aimerais commencer par souligner que nous enregistrons cet épisode depuis mon bureau à Ottawa sur le territoire traditionnel non cédé du peuple algonquin anishnabe. Nous tenons à prendre le temps d'honorer les communautés autochtones d'ici ou que nous soyons et de nous rappeler notre dette commune envers les premiers peuples du Canada.
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Alors je me présente Mélanie Carter. Je suis directrice régionale de l'équipe des petites entreprises de DC. Et je suis ravie d'être votre animatrice. Aujourd'hui, j'ai l'immense plaisir de vous présenter Nicolas Duvernois, votre nouvel animateur, pour cette 2e saison du balado.
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Monsieur Duvernois, elle, fondateur et PDG de duvernois, esprit créatif, qui est le plus grand producteur indépendant de spiritueux au Canada, Monsieur Duvernois est un véritable pionnier qui tient à redonner à la collectivité et il était aussi connu pour sa participation à l'émission populaire de Radio-Canada dans l'œil du dragon. Bonjour Nicolas, Bonjour, merci de me présenter aussi joliment.
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Donc, au cours de cette saison, Nicolas va s'entretenir une fois par mois avec des entrepreneurs canadiens et des experts de l'industrie pour analyser en détail ce dont des entreprises ont besoin pour réussir à l'étranger et croître sur la scène internationale. Il aura des discussions avec des entrepreneurs chevronnés pour parler des hauts et aussi des bas de l'exportation et de la manière dont ils ont surmonté d'importants défis en entrant sur de nouveaux marchés. Donc encore une fois, Nicolas bienvenue, on est ravi de vous avoir avec nous comme nouvel animateur.
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Pour lancer cette nouvelle saison, on est enthousiaste de t'entendre sur ton parcours incroyable qui t'amenait à la Fondation du Vernois, Esprit créatif et à la création de de marques emblématiques au Québec, comme pure vodka puis Roméo skin.
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Ton parcours de d'innovation est vraiment super inspirant, puis je sais que c'est avec générosité que tu vas nous en partager un petit bout aujourd'hui aussi, tout au long de la saison, au travers les les différentes épisodes avec lesquels tu vas t'entretenir avec d'autres entrepreneurs comme toi.
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Puis aussi Ben je dois t'avouer qu'on est un petit peu curieux de connaître l'homme derrière l'entrepreneur. Et puis on aimerait bien entendre vous entendre un petit peu sur les passe-temps que que tu as quand t'es pas occupé avec toutes tes tes nombreux projets commerciaux. Donc sur ça je te laisse te présenter un petit peu. Ben parfait. Moi j'aime bien me présenter comme avant tout un papa. J'ai 3 enfants donc Victoria 9 ans, Charlotte Satan et Raphaël 4 ans. Et puis je suis avec ma ma partenaire de vie et ma partenaire en affaires Caroline depuis 19 ans donc.
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On on a fait un bon bout de chemin et je compte en faire encore longtemps avec elle. Premièrement, donc c'est ça, c'est un humain. Puis Deuxièmement, Ben c'est sûr que je suis un entrepreneur, je suis une personne passionnée.
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J'ai découvert l'entrepreneuriat un peu sur le tard quand même, parce que moi j'ai fait sport étude, pas presque toutes mes études. Et puis à la fin, Ben je suis devenu entrepreneur. J'ai étudié à l'université de Montréal en sciences politiques, j'ai un bac en sciences politiques et c'est à l'université que j'ai découvert que c'était possible de se lancer en affaires. Je savais que c'était possible en quelque sorte, parce que je voyais qu'il avait des entreprises, mais j'avais jamais réalisé que c'était possible pour moi, que c'était une option pour moi. Et donc c'est comme ça que j'ai eu la brillante idée de d'avoir comme comme première.
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Expérience en affaires de lancer ou d'ouvrir un restaurant, ça a été un échec catastrophique, sauf que je suis tombé en amour avec l'entrepreneuriat malgré tout et quand je suis parti du restaurant, Ben j'ai décidé de lancer ce qui aujourd'hui on appelle du gouvernement et préventif, mais dans le temps, c'était pur votre cas. C'était une marque de vodka, donc c'était la première d'une longue série de produits qu'on a aujourd'hui. Et puis Ben, depuis, on est duvernois. Esprit créatif, pas mal un leader au Canada, autant dans les produits alcoolisés que les produits non alcoolisés.
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On est presque à 50 50 dans notre dans nos chiffres de vente, là entre nos cocktails prêts à boire sans alcool et puis toutes nos autres produits alcoolisés. Et puis on est disponible bien entendu à travers le Canada, mais aussi dans dans plusieurs autres pays. Donc c'est surtout pour ça que ça m'excite vraiment de pouvoir parler d'exportation. Surtout que je suis, entre guillemets un peu le résultat d'une exportation parce que moi, mon père vient de France, de la région de Bourgogne. Donc il est arrivé au Québec dans les années 60 et ma mère vient du Saguenay, donc je suis un produit d'exportation.
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De la France qui est arrivée à moitié ici et puis qui a fait en sorte que je suis fier d'être 100% français et 100% canadiens.
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On entend pas tout à fait l'accent français non plus celui-là saguenéen fait que clairement t'as passé beaucoup de à Montréal, mais ça c'est le défi de ma vie, parce que ici, des fois, selon les mots, quelqu'un me dit Ah, il me semble qu'un accent en France, définitivement je suis un accent, en Belgique on pense que je suis Suisse, en Suisse on pense que je suis Français, mais ça a pas de quelle région? Bref, moi j'aime bien dire un accent. Jacques Villeneuve, tu sais comme on sait pas trop dénué et pas mal ça écoute le candidat parfait pour parler d'exportation exacte, nous au cours de la saison. Euh donc Nicolas sera mentionné.
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Un parcours international donc ce balado ici très principalement d'exportation étant donné qu'il nous sommes exportation et développement Canada, puis notre mandat chez EDC de de supporter puis de faire croire que les entrepreneurs sur la scène mondiale. Donc on a hâte en fait de t'entendre plus sur ton expérience.
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Sur ce plan-là donc, avant de commencer par contre, est-ce que tu peux nous dire un petit peu ce que tu expert, ce que tu espères apporter aux balados en tant que nouvel animateur? C'est clair que moi j'aime les couleurs, ça c'est passionnant, les coulisses de de de l'histoire entrepreneuriale, de chacun des entrepreneurs qu'on va rencontrer. Et puis j'aime avoir aussi le côté véridique, pas juste le côté. Tout est beau, tout est facile qu'on peut souvent voir malheureusement dans certains médias où souvent on donne un grand titre pour attirer. Mais après les petits détails, on les laisse un peu plus dans dans dans le garde-robe en quelque sorte.
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Et puis moi, je veux vraiment rendre ça humain. Je veux démontrer aux entrepreneurs qui nous écoutent et à toutes les autres personnes aussi qui nous écoutent, que c'est possible d'exporter, que c'est pas nécessairement le truc le plus facile à faire quand on est en affaire, mais que avec vous.
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De laisser tous les experts, je sais plus combien de milliers vous êtes. Ben c'est clair que vous devez les entrepreneurs qui vont nous écouter, vous devez comprendre que eux DC est là pour nous aider. C'est comme 1111 Mentor, un employé, un recherchiste, un défricheur, qui qui qui qui nous aide. Et donc il faut-il faut utiliser toutes les ressources qu'on a en affaires, hein. Chaque petite ressource qu'on peut aller avoir, qu'on peut aller chercher, va nous aider à atteindre notre objectif. Donc je veux démontrer que c'est possible, que c'est pas juste une institution parmi tant d'autres, que c'est pas juste une.
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Une folie de vouloir exporter, mais ça peut être une réalité.
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Donc je t'entends dire que tu vas aller dénicher là les aspects tangibles pendant tes discussions pour que les entrepreneurs peuvent se voir à travers à travers tout ça. Donc écoute, j'ai bien hâte d'entendre toute cette conversation là au au fil des des prochains mois. Donc écoute, parlons-en justement de de ton parcours, quelle stratégie as-tu utilisé, toi pour faire croître du vernoise prix créatif à l'étranger? Puis comment as-tu déterminé les marchés en fait, qui convenaient le plus à tes produits? Alors c'est clair que bon, Ben moi je de de de par nature, tu sais-je l'ai dit tout à l'heure.
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Partie de ma famille qui est en France, donc très rapidement, logiquement en quelque sorte, je me suis dit Bon Ben je vais, je vais commencer par ce marché là, ce marché que je connais mieux que d'autres marchés hein. On se rappelle, ça fait peut-être une quinzaine d'années que qu'on s'est lancé en affaire. Et puis ce marché là était tout naturel pour moi, un pour la langue que que qu'on qu'on partage, notamment les entrepreneurs du Québec, mais aussi beaucoup d'entrepreneurs canadiens, mais aussi le fait que c'est pas très loin, c'est un vol direct, on va se le dire. Tu sais-je calculais tout ça là en en compte, ouvrir un premier marché qui est à 22h00 de vol.
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C'est plus compliqué que d'ouvrir un nouveau marché qui est à 06h00 de vol, on va se dire, et puis ensuite je regardais le marché avec toutes les infolettres spécialisées que je recevais, toutes les revues que je lisais. Je voyais que le marché de la France était aussi consommateur d'un produit comme de vodka ou de gin, ce qu'on faisait. Et donc c'est un peu tout naturel pour moi d'aller là-bas. Pour tout vous dire, les États-Unis qui est un peu le American Dream de tout entrepreneur qui un peu le réflexe automatique hein, on on partage quoi? 8000 km de frontières avec eux? Je le gardais pour plus tard parce que je le voyais.
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Beaucoup trop gros pour commencer. Et puis en plus, quand on dit les États-Unis, on s'entend qu'ils ont une multitude d'États, des fois dans chaque État, ils ont des réalités différentes d'un côté ou de l'autre de l'État. Donc je trouvais que c'était plus simple de me concentrer sur la France, puis notamment sur Paris. Je vais vous le dire, moi c'était Paris que je visais parce que je trouvais que c'était très important pour moi de d'avoir un territoire qui était gérable en quelque sorte, et pas de devoir me promener tout partout. Et donc c'est comme ça que que que j'ai commencé. Et puis vous savez, le fameux Google, Ben nous aide hein. Je sais pas comment les entrepreneurs faisaient avant Google.
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Mais il faisait et et très bien on peut avoir plein d'exemples, mais moi Ben j'ai regardé comment je pouvais aller chercher de l'aide à l'exportation. Et puis c'est vraiment comme ça que je vous ai découvert, je vous ai découvert vous, puis j'ai aussi découvert d'autres, d'autres je pourrais dire Bureau comme le Bureau du Québec à Paris, que que je savais même pas qu'il y avait dans le temps qui était aussi des partenaires potentiels pour m'aider à bien comprendre le marché, à faire un un 2e plan d'affaire parce que tu sais-je m'étais fait un plan d'affaire pour me lancer en affaire, mais un nouveau marché, Ben on recommence tout à 0 hein. Et donc?
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Plus intelligent cependant.
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Effectivement, oui, il faut le planifier comme il faut exactement exact. Et puis, ce que j'ai aimé quand j'ai très rapidement rencontré quelqu'un de décès, Ben c'était toute la panoplie d'options. C'était presque comme un buffet où on pouvait choisir ce qu'on avait le plus besoin que ce qu'on avait, un peu moins besoin. Qu'est-ce qui répondait plus à notre réalité? Parce qu'on se rappelle que bon, Ben moi je suis un peu comme Ben, un peu, c'est une drôle de, de, de, de d'industrie dans lequel on est, mais on fait partie de la grande famille de l'agroalimentaire. La réalité est complètement différente quand on est une entreprise technologique, qu'on est une entreprise industrielle.
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On est notre prise, peu importe là le qu'on ait self-employed là comme on dit là un auto-entrepreneur, chacune de ces réalités là est différente, et donc c'est comme ça que que que je me suis attaqué à à ce projet là. Ben je suis contente que tu aies trouvé, puis je dirais que tu le mentionnais un peu là, mais il y a un énorme écosystème justement pour pour accompagner les exportateurs, pour les entrepreneurs, les exportateurs. Puis en fait c'est c'est de cogner aux portes qu'après ça d'aller voir justement qui est disponible. Puis ça se pourrait très bien que vous venez vers vers EDC, puis qu'on vous dise écoutez, finalement ça commence.
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Ailleurs chez tel, chez tel organisation, puis on on vous met en, on vous met en contact avec d'autres, puis c'est c'est faut pas être gêné, c'est ça faut ouvrir son cercle, on vous êtes pas seul là-dedans, c'est ça un petit peu le message. Ah non il faut absolument, il faut absolument poser la question, au pire c'est un non, c'est un nom, bon Ben c'est une virgule, c'est pas un point final, et puis on va voir ailleurs tu sais effectivement, puis des fois c'est un nom, pas maintenant, Ben plus tard Ben c'est ça, Ben non mais c'est ça, puis des fois c'est un nom qui te pousse à réfléchir, puis finalement tu réalises que ouais je j'étais en train de faire une méga erreur hein, faut pas croire que les personnes qui nous disent non sont contre nous, il y a beaucoup de personnes qui nous disent non.
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Parce que selon les expertises.
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Salon leur étude du dossier mais c'est peut être pas la bonne solution dès le départ pour nous, pour notre aide, notre entreprise donc non le nom il faut vraiment faire son deuil et apprendre à vivre avec la ouais non c'est super c'est 111 bon point donc en participant à dans l'œil du Dragon, t'as écouté de nombreux entrepreneurs présentés l'entreprise qui souhaitaient faire croître quelles erreurs tu dirais revenait le plus souvent dans leur plan d'expansion. Si le mentionné il faut avoir un plan d'expansion fait que quelle erreur est-ce que t'as vu le plus souvent? Puis quel conseil?
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Donnerais tu à ces entrepreneurs là pour éviter de tomber dans dans ces pièges là. Ben la, la base même d'un entrepreneur presque, c'est d'être un peu impatient hein, c'est de toujours vouloir aller plus vite, plus loin, plus haut, rapidement. Et puis des fois je trouve qu'il y a des étapes essentielles à vivre trop souvent. Je vois des jeunes entreprises avec énormément de talent, énormément de potentiel, un très beau succès local, mais un succès qui débute et qui n'est pas encore extrêmement stable, qui peut disparaître d'une minute à l'autre. On sait en affaires, c'est très très sauvage en quelque sorte le monde des affaires.
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Et tout de suite ils veulent passer au 2e niveau. Et là moi je trouve que bien souvent ils sont pas assez solides déjà sur leur propre marché pour passer au 2e niveau. Et je crois que chaque chose en son temps et pas de tout en même temps. Et je le sais que ça fait mal de devoir attendre des fois 12 mois, 18 mois, 24 mois pour soit ouvrir un nouveau marché ou lancer un nouveau produit disons. Mais c'est tellement important que une fois la décision prise, qu'on soit solide, qu'on sait qu'on peut ne pas faire mal à notre marché d'origine.
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Avant d'ouvrir un nouveau marché, il y a rien de pire que de prendre de l'argent. Disons que tu as réservé pour ton marché d'origine pour ouvrir un nouveau marché, parce que là Ben tu coupes les les jambes aux coureurs que tu as sur place pour espérer peut-être courir ailleurs à un moment donné, ça fait pas de sens. Et pour ça que je parle toujours de la préparation en exportation, ça ne s'invente pas. Et puis le pire, c'est qu'on tombe tous dans un piège parce que dès qu'on commence à avoir un certain succès local, il y a toujours quelqu'un qui connaît quelqu'un quelque part dans le monde qui lui en parle, puis qui dit Ah moi j'aimerais la.
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D'importer ce produit, donc.
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Quelle entreprise fasse de l'exportation? Mais ça, je trouve que c'est dangereux parce que il y aura toujours des occasions. Donc n'ayez pas peur de prendre votre temps malgré le fait qu'en affaires, la rapidité est importante, mais il faut une rapidité stable, une rapidité solide, un peu comme sur un vélo. Faut vraiment être solide sur le vélo pour pouvoir commencer à vouloir faire le Tour de France, on s'entend et donc c'est vraiment ça. Moi que je vois trop souvent comme problématique, c'est qu'on veut aller trop vite, mais on n'est pas encore assez stable, c'est bien, super bon conseil.
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Donc Nicolas, tu tu nous parles de de prendre son temps, moi de faire mon expérience. J'ai aussi parlé avec de nombreuses et centaines de milliers de compagnies à travers mes années chez chez EDC. Puis je me rends compte que peut être encore plus au niveau de la petite entreprise. Je dirais qu'ils sont qui prennent les opportunités qui passent puis qui sautent dessus. Puis des fois ça prend cette opportunité là en fait pour déclencher le cheminement à l'exportation puisque si l'opportunité s'était pas présenter, tu serais resté plus au au niveau domestique.
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Fait que comment est-ce que tu gères ça justement cette fine ligne là entre sauter sur une occasion puis être opportun distique opportuniste en anglais versus songer planifier? Tout ça fait comment? Est-ce qu'on on on, on prend le le côté impatient puis qu'on s'en sert bien pour justement avoir du succès. Mais Premièrement, il y a un point qui est tellement précieux et important que t'as dit au tout début, toi, t'as la chance et tous les conseillers de décès d'avoir parlé, vu étudier des centaines, des milliers de cas.
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L'entreprise qui veulent faire exactement ce que l'entreprise qui vous contacte veut faire, ça serait complètement singlé de cette entreprise là de ne pas vous écouter et de ne pas apprendre de tout ce que vous avez vu. Vous avez vu toutes les bons coups, les mauvais coups, les pièges, les erreurs, ce qu'il faut faire, ce qu'il faut pas faire. Donc ça je trouve que c'est important à à à le soulever. C'est un peu comme ton banquier, on aime bien casser du sucre sur le dos de notre banquier, mais notre banquier il voit d'autres entreprises aussi et donc il sait plus ou moins quand même de quoi il parle. Tu sais au même pas se l'avouer.
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Mais il faut se l'avouer, hein. On croit toujours qu'on a la réponse à tous les entrepreneurs. Mais non, on on a accès à des personnes qui ont les réponses à tout cependant.
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Pour le point de vue opportunité. Mais là il y a aussi quelque chose de non scientifique qui s'appelle le pif entrepreneurial. Et puis des opportunités en affaires, tu en as tous les jours. Cependant il faut savoir comment les filtrer, faut savoir comment les analyser et des opportunités qui ne font pas partie d'un plan d'affaires. Ça veut pas dire que en décidant de ne pas le faire immédiatement, tu vas pas le faire, mais peut-être que dans ton plan d'affaires de l'année prochaine tu vas pouvoir rentrer cette opportunité là. Je rappelle que l'exportation c'est un long travail.
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Ça prend beaucoup de temps ouvrir un marché nous, avant de pouvoir être un vrai joueur avec contender comme on dit en anglais en France dans plusieurs marchés où on est aujourd'hui, ça nous a pris 456 ans d'efforts, de travail, de présence sur le terrain. Mais on faisait des toutes petites ventes au début et puis on y allait étape par étape tout en se concentrant sur notre marché d'origine qui permettait de faire vivre toute cette réalité là. Et sur les autres marchés qu'on est aussi. Ben ça a toujours pris au moins une bonne année.
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Entre le moment de se dire Tu sais quoi? On vient de recevoir un contrat ou une approche par un importateur en Angleterre, salaire intéressant. On a fait nos notre travail, on a étudié la situation, on a fait une étude de marché très important, on a parlé à notre banquier, à notre conseiller EDC à notre comptable, on a parlé à toute notre équipe d'experts là pour prendre la meilleure décision. Tout le monde est plus ou moins d'accord que c'est une occasion qui peut faire du sens. Rentrons le dans un budget, faisons un plan de match.
18:10
Nommons un responsable de ce marché là et ensuite Go on se lance, mais c'est étape par étape et c'est ça qui est important à dire, c'est que souvent, quand on va faire une première commande au Japon, je me rappelle nous, la première fois qu'on a envoyé nos produits au Japon, on a eu la chance de faire partie d'une mission commerciale. Ça aussi, ça fait partie de tout ce qui existe. Vous, vous savez quelle mission commerciale se passe. Donc on avait une mission commerciale spécialisée pour des produits dans l'agroalimentaire, organisé par le gouvernement du Québec, bien entendu.
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Aidé par le gouvernement du Canada. Et puis on a rencontré les acheteurs de pas mal toutes les grandes chaînes. Et puis on s'est très bien entendu avec un acheteur, avec le le le président de de Costco Japon. Et c'est comme ça que notre première rencontre s'est faite. Et c'est plusieurs mois plus tard. Parce qu'il faut on oublie les détails, mais il fallait changer les étiquettes, fallait ça s'écrit en japonais jusqu'à ce que je lance.
19:05
Au Japon, je ne savais pas écrire japonais. Je sais toujours pas écrire japonais. Fallait prendre adducteur.
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Exactement, il y en a beaucoup qui font des élèves d'avoir les produits. Puis là la porte est comme ouais c'est écrit en français ou en anglais, mais nous c'est obligé d'être en japonais. Oups ça ça peut te coûter une fortune, ça peut ruiner ton projet d'exportation des erreurs comme ça et j'en vois très très souvent. Et donc tout ça pour dire que encore une fois ça a dû prendre un an avant que je vois nos produits sur les tablettes là-bas et donc c'est c'est c'est c'est toujours une question de détail. Tu sais, il y a une y a une y a une phrase.
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En anglais qui qui qui se dit bien qui dit de Devos, invité en fait le le le le le diable est dans les détails et l'exportation, Ben C'est ça c'est c'est c'est c'est un jeu d'équilibre parce que ici tu tu tu gères ta business, tu tu tu vois au quotidien tes, tes, ton équipe, tes clients, tes tes, tes, tes partenaires, là tu dois faire la même chose mais aveuglée parce que tu le vois pas là-bas, tu le vois par Email? Alors les détails sont importants.
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Effectivement non, tout à fait. Excellent Conseil, je te remercie tu le mentionné là il y a il y a plein de bénéfices à exporter, y a tout plein de bénéfices mais mais il y a des coûts, puis il y a des risques, puis il faut les gérer, puis on il y a plein de gens qui sont là en fait pour pour aider les entrepreneurs là-dedans. Fait que toi d'après ton ton expérience justement dans l'exportation.
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Comment peut-on trouver puis établir des partenariats avec des distributeurs et des fournisseurs sur des marchés étrangers? Moi je crois que un un des trucs qui est très important, c'est l'aspect humain. Puis il faut jamais oublier que quand on veut exporter, ça veut dire qu'on veut espérer vendre à un humain notre produit. Et cet humain là est-ce qu'il consomme comme l'humain qu'on connaît qui consomme ici? C'est super important ça. Je vais prendre l'exemple pour moi, mais on va avoir des exemples tout au long de la saison.
21:06
Nous, on est au Québec, disproportionnellement plus.
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Orientée vers des spiritueux tel le gin, la vodka ou le rhum. Mais y a d'autres marchés où je prendrais l'Italie par exemple. Le gin est très populaire, mais le rhum pas du tout, et et et et et la vodka un peu moins. Et donc si on est une compagnie de Rome, puis ici on voit que ça marche bien, puis on se dit Ah l'Italie, je crois que ça va marcher, mais que le client ne suit pas, Ben là il y a une problématique. Donc je te dirais que chaque fois qu'on choisit un nouveau marché, puis qu'on veut trouver 111 importateur.
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Mais c'est clair que il faut d'abord savoir de quoi on parle. Nous c'est pas juste l'importateur qui va tout te te te promettre ta Raymonde puis que lui il va réussir. Faut bien connaître son industrie ensuite l'importateur nous c'est très important, on a des échanges bien entendu aujourd'hui avec la la la beauté du virtuel, la beauté, la non beauté tu me diras mais la beauté du virtuel on peut les rencontrer plusieurs fois avant de faire une première visite sur le terrain, puis cette visite sur le terrain. Nos produits sont pas encore lancés, cependant on fait une journée ou 2 journées.
22:15
Ou même un salon professionnel qu'on fait, mais avec eux. Puis on va voir des clients, puis on voit comment ils travaillent, puis on voit aussi c'est quoi les produits qui sont sur les tablettes, ça va être qui nos futurs compétiteurs. Et puis on essaie de bien comprendre le marché et l'humain qui veut faire en sorte que notre produit soit un succès sur place. L'humain est la base de tout, on va se le dire très important de choisir un bon importateur et un bon distributeur parce que tout dépendant des industries, encore une fois, bon Ben là des fois c'est un importateur.
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Qui est au lieu aussi distributeur, mais des fois c'est un importateur qui revend un distributeur en France. C'est c'est comme ça. On a plusieurs, on a une quinzaine de distributeurs en France, donc tout ça là c'est vraiment un travail de longue haleine et à un moment donné même on a été obligé d'engager une personne sur le marché et c'était la meilleure décision qu'on a prise de notre vie. Mais c'est un gros investissement, mais c'est une personne qui connaît le marché, qui a qui est notre entreprise, littéralement sur place, et c'est comme ça qu'on fonctionne la majorité du temps, chaque marché qu'on a.
23:17
On a une personne de terrain qui est directement en en relation avec nous, qui travaillent pour nous, qui fait partie de notre équipe et qui peut faire la job en quelque sorte avec les distributeurs et les importateurs à notre place parce que nous on peut pas être partout effectivement. Donc c'était la stratégie dès le départ ça ou c'est c'est venu avec le temps parce que t'as appris de certaines erreurs ou de certains défis. Tu as une évidence, évolue avec le temps, c'est une évidence. On a eu toutes les mauvaises importateurs, je dis pas qu'ils sont mauvais mais ils ont pas fait la job pour nous. On a eu, on a fait toutes les erreurs qu'il fallait faire.
23:48
En avait vraiment.
23:50
Eu un un beau de book for the mise là pour le pour l'exportation, on n'a pas mal toutes faites mais malgré tous les conseils qu'on avait, mais il y a toujours quelque chose qui arrive, il y a toujours une mauvaise nouvelle. Là on va se le dire en affaire, c'est pas juste des bons coups et on a travaillé sur notre modèle jusqu'au moment où on a trouvé notre modèle parfait et notre modèle parfait. C'est à peu près ce que je viens de te dire, c'est vraiment de bien choisir l'es.
24:20
Les intervenants? Mais d'avoir quelqu'un sur place qui vient de là-bas, qui a déjà travaillé dans l'industrie et donc qui connaît déjà le marché.
24:28
Ouais c'est ça. Écoute, t'as mentionné quelque chose de de super intéressant en fait. Tu sais tu dis, malgré le exporting ou no One for Tommy, je sais pas quoi. Puis tous les gens qui étaient là pour vous accompagner, vous avez quand même fait des erreurs. Absolument hein. C'est que le côté résilience de l'entrepreneur est super et super important. Oui, il faut être bien accompagné, mais il faut savoir que malgré ça il va avoir des défis. Puis il faut être capable de d'apprendre de ça, puis de les surmonter, puis à adapter la stratégie pour être capable de de réussir.
25:00
Non seulement parce que les erreurs qu'on a faites, c'est pas nécessairement d'avoir choisi le mauvais pays ou d'avoir choisi ou d'avoir fait une erreur financière. Non, les erreurs c'est une fois qu'on est sur le terrain, une fois qu'on est sur le marché, on a fait une campagne de pub dans le métro, mais tout le monde prend le bus, on a fait une tu comprends, il y a tellement des petits détails par la suite, mais toutes les aides qu'on a eu, les aides financières, faut pas sous-estimer que EC aussi nous aide pour nous protège en quelque sorte financièrement.
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Avec les partenaires étrangers? Eh Ben ça, ça, ça a toujours bien marché parce que c'est un peu une science pure et nous doivent 10000,00$. On reçoit 10000$, on est garanti 10000,00$ mais.
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Savoir où faire la bonne pub, savoir.
25:48
Ouais, un autre exemple, en France, il y a la loi Evin qui qui fait en sorte qu'il y a une restriction, une restriction très importante sur la publicité qu'on peut faire à travers nos réseaux sociaux ou la publicité. Peu importe qu'on veut faire. On n'a pas le droit de voir d'humains dans les publicités là-bas, on n'a pas le droit de voir quelqu'un qui boit la télé là-bas. Ici, on a le droit, on on croit tout savoir, mais on sait tout pour ici, mais pas pour là-bas.
26:14
Tu sais c'est ça qui est, c'est que c'est une remise en en en en en c'est un reset.
26:20
Quotidien qu'on doit faire parce que c'est pas les mêmes règles, c'est pas la, c'est pas le même pays les amis là. Ouais ouais tout à fait, mais mais ce que tu disais tantôt, l'humain derrière tout ça, puis connaître l'humain permet justement de faciliter tout ça, donc j'aime bien ça. Puis à l'expression anglophone qui dit people do business with people Day like fait que le le côté humain, puis de prendre le temps de se connaître pour être capable de mieux réussir. Ben écoute, c'est super important, c'est un excellent conseil, absolument. Puis pour nous le le meilleur truc c'est souvent on aime faire des salons professionnels avec des futurs importateurs parce que là t'es debout.
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Derrière un stand pendant 8 h avec quelqu'un tu apprends à connaître à peu près ouais effectivement pas juste une petite 10 Min sur zoom, là t'étais 8 h avec tu manges des sandwichs pas de croûte avec, là tu vois s'il est trop fancy pour toi ou pas. Là tu sais, écoute, dans le futur, il y a plein de choses qui se passent sur le le côté international, puis plein de nouveaux développements un peu partout fait que plein de tendances nouvelles différentes aussi. Donc écoute, dans le futur, toi, quelle tendance ou quel débouché est-ce que tu anticipes pour les entreprises canadiennes sur le marché mondial?
27:27
Puis après ça peut être nous dire comment ce que tu penses que les entreprises vont pouvoir se positionner de façon stratégique pour justement tirer, tirer partie de ces occasions là? Moi je crois sincèrement qu'on est à l'âge d'or au début de l'âge d'or de l'entrepreneuriat canadien. Si si les gouvernements suivent parce que le gouvernement doit plage demande pas d'argent, je demande juste de nous faciliter la vie. Ben comme vous vous nous facilitez la vie, vous faites pas des chèques à à personne. La terre en quelque sorte. Ce que je veux dire, c'est que c'est pas ça que je demande, c'est qu'on croit à l'entrepreneuriat canadien.
27:57
Et quand je regarde ce qui se passe au sud de la frontière ou ça va être un peu chaotique, là on va se le baisser, ça l'est déjà, on va se le dire. Mais les entreprises canadiennes? le Canada a toute une réputation positive à travers le monde et donc n'ayant pas peur d'exporter ailleurs.
28:14
Pour des entrepreneurs québécois, je prends l'exemple. Je vais avoir un exemple pour les anglophones, mais pour les francophones, Eh, il y a un continent comme l'Afrique qui s'appelle qui n'est pas l'Afrique de du Roi Lion. Là oubliez ça, j'ai été plusieurs fois en Afrique, c'est des pays développés, c'est des vrais marchés, des vrais clients, et ça, on a accès à ça relativement facilement. C'est pas l'autre bout du monde en quelque sorte. Des fois je trouve qu'on est trop le réflexe, les yeux virés vers le Sud quand on peut aller ailleurs. Et puis pour les Anglais.
28:45
Les les les les entrepreneurs anglophones du reste du Canada ou les francophones qui parlent aussi anglais. Et Ben là l'anglais jusqu'au jour d'aujourd'hui, Ben c'est la langue universelle pour le monde des affaires, qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas. Et donc on peut ouvrir d'autres marchés. Il y a plein d'autres marchés qui sont superbes. Moi je pense à l'Australie, c'est l'autre bout du monde, je vous le donne, mais l'Australie sont obligés d'importer presque tout. C'est une île et donc c'est un très bon marché pour certains en tout cas nous dans l'esprit, c'est un très beau marché, je pense à à l'Amérique du Sud.
29:16
Ou des pays avec des centaines de 1000000 de personnes. Là tu sais, nous le pays on l'aime, mais y a pas grand monde. Tu sais, quand tu arrives dans un marché ou dans une ville où il y a la moitié de la population du Canada dans une ville, imagine à quel point tes frais de transport quand tu veux développer ce marché là son moindre. Bref, je crois que les États-Unis restent un superbe potentiel. Il y a beaucoup d'inconnus puis d'instabilité en ce moment. Donc à voir on on va attendre. Et si on choisit les États-Unis, très important de choisir un ou 2 étages.
[00:13:23.510] - Marie-Josée
Oui, dans cet extrait-là de Zishan, je pense qu'il met vraiment carte sur table sur la plus- value de EDC, puis de savoir qu'ils ont des représentants un peu partout dans le monde où vraiment, on peut s'appuyer sur leurs relations, leurs connaissances. À mon sens, c'est extrêmement important dans notre entreprise qu'au niveau de la gouvernance, ce soit clair qu'il y a un focus à l'exportation.pour que dans notre entreprise, qu'au niveau de la gouvernance, que ce soit clair qu'il y ait un focus à l'exportation. Pour ça, il faut se donner les moyens. Pour moi, un des moyens, c'est d'avoir une personne dédiée à l'exportation à l'exportation à l'extern e. Vraiment, d'avoir quelqu'un qui travaille à toutes les semaines vers l'exportation, qui a ce leadership-là, qui s'appuie des différentes ressources à l'extern e, comme les représentants d'A DC un peu partout dans le monde, les délais bico- commerciaux, tout ça, mais pour moi, ça prend quand même une force à l'interne. On ne peut pas s'attendre à avoir du succès à l'exportation si on ne met pas ce genre de focus à l'interne, à mon avis.
[00:14:29.190] - Mélanie
Effectivement, non, je ne suis pas du tout d'accord avec ça. On en parlait dans l'extrait d'avant, d'avoir ces connaissances- là, d'être soi- même dans le marché, c'est sûr que ça a tout plein d'avantages, mais quand ce n'est pas toujours possible d'être physiquement présent dans ces marchés- là, comme tu le dis, on peut s'appuyer sur toutes ces organisations- là qui ont les connaissances de marché.
[00:14:49.880] - Marie-Josée
Oui, c'est certain, mais en fait, mon point, c'est que ça prend un focus à l'interne. Si on veut exporter, mettons les ressources derrière. Je ne peux pas m'y imaginer qu'on peut avoir du succès dans un nouveau marché sans jamais avoir mis les pieds dans ce marché- là. C'est pour ça qu' à mon sens, ça prend vraiment quelqu'un qui a le leadership, qui fait valoir à l'intérieur de son entreprise l'importance de l'exportation, parce que parfois, on l'oublie, mais il y a 10 milliards de priorités, il y a plein de choses à faire, plein d'enjeux au quotidien. Ça prend ce port- étendard- là à l'interne, il fait valoir parce que comme j'ai dit tantôt, c'est souvent un parcours de longue haleine. Vu qu'il n'y a pas de retour sur investissement en un mois ou deux, à l'interne, peut- être qu' on se défocusse, parce qu'il n'y a pas de retour. Pour moi, d'avoir vraiment quelqu'un de dédié qui non seulement fait valeur à l'emploi en interne, mais qui va sur le terrain, puis qui va rencontrer non seulement les acheteurs, etc, mais aussi les représentants d'affaires qui vont vraiment s'entourer et réseauter avec toutes les belles ressources qui existent au Canada à l'étranger.
[00:16:00.850] - Mélanie
Excellent point. Merci d'avoir précisé, effectivement. Toujours dans le terme relation, on va écouter un autre collègue à moi, Alexandre Faria, d'EDC, qui nous parle justement du fait qu'il est important de demander conseil, puis de s'entourer des bonnes personnes.
[00:16:18.150] - Orateur 6
À vrai dire, ce n'est pas de penser que de tout connaître.
[00:16:22.220] - Marie-Josée
L'humilité.
[00:16:23.330] - Orateur 6
L'humilité, poser des questions, se faire aider, faire confiance aux autres. Ça, je le crois pas juste dans le domaine de l'entrepreneuriat, c'est dans la vie en général. Je pense qu'à deux, tu es plus fort qu'à un. Deux têtes vaut mieux qu'une.
[00:16:35.670] - Marie-Josée
Ça.
[00:16:36.590] - Orateur 6
Je le vois dans tous les aspects de la vie. En entreprise, encore plus. Tu peux avoir les meilleures idées, la drive et tout ça, mais à un moment donné, tu viens saturé en termes de ce que tu peux faire parce qu'il y a tendance dans une semaine. Vraiment, le conseil que je te pourrais donner, c'est trouve ton point d'ancrage, le pourquoi tu fais ça? Qu'est- ce que tu as à offrir? Pourquoi tu penses que les gens vont acheter ton produit ou ton service? À partir de là, tu t'entoures avec les meilleures personnes possibles. Tu fais confiance aux gens qui t'entourent. Il faut bien choisir les bonnes personnes.
[00:17:10.850] - Marie-Josée
C'est intéressant. Je pense qu'on a touché à certains aspects avec l'extrait de la mission, mais l'importance de clarifier sa raison d'être, la raison d'être des entreprises. Et à mon sens, il n'y a pas de meilleur code que la raison d'être. Les gens veulent se rattacher, les gens les employés veulent se rattacher à une mission et je pense que c'est d'autant plus intéressant aussi, même pas juste les employés, les consommateurs, les partenaires d'affaires. J'ai l'impression que l'engagement est beaucoup plus fort et l'aide est sûrement plus grande quand on démontre qu'on a une raison d'être pour le bien de tous, pour le bien, l'utilité sociale. De la clarifier, cette mission-là, cette raison d'être-là. Puis après ça, aller chercher les acteurs qui nous permettent de l'amplifier.
[00:18:02.890] - Mélanie
Excellent, absolument. Un autre excellent conseil à noter pour l'audience. Un autre thème, évidemment, qui a été abordé, c'en est un important, c'est le thème de ESG ou l'environnement, sociaux et gouvernance. Ici, on en parle avec des gens d'Airbus dans le prochain extrait.
[00:18:23.330] - Orateur 7
Airbus s'est identifié trois axes. Protéger la planète, respecter les gens et permettre la prospérité. On va retrouver à peu près toutes nos ambitions sous ces trois piliers- là. L'environnement, on en a parlé, on a des objectifs concrets, mais là que Airbus a mis en place. Respecter les gens, ça peut aller avec nos employés, avec nos partie prenneurs, nos fournisseurs, nos clients, toutes les parties prenantes pas longtemps.
[00:19:01.920] - Marie-Josée
Oui, je pense que ce que Cayna dit dans son clip, ce sont les trois P, personnes, planète, prospérité, qui sont de plus en plus connus. En 2023, toutes les entreprises, de grandes à moyennes, à selon moi, petites, devraient adopter des pratiques sociales, environnementales, si on veut la viabilité de notre entreprise. On voit les grandes entreprises qui font énormément d'efforts. Ensuite, c'est facile de dire qu'on veut protéger la planète, respecter les gens, permettre la prospérité. Je pense qu'il n'y a pas personne qui pourrait argumenter sur ces trois axes-là. Après, c'est dans le détail de qu'est- ce qu'on fait réellement, comment on crée de la valeur au niveau social, environnemental, au niveau de nos employés, de la gouvernance, des parties prenantes, « The devil is in the details », comme on dit, parce qu'il y a a évidemment beaucoup de greenwashing que je vois se passer dans le monde des affaires. Mais quand même, dans notre vision stratégique, il faut absolument avoir ces piliers- là et que ça ne fasse pas partie du truc d'à- côté, du département d'à- côté fatiguant qui arrive avec ses initiatives. Il faut vraiment que ça fasse partie intégrante de notre planification stratégique.
[00:20:26.790] - Marie-Josée
Parce qu' au final, je veux dire, c'est bien beau de mettre de l'argent en banque, de la prospérité, l'exportation et tout ça. Mais les besoins de base de l'humain n'ont jamais changé depuis que le monde existe. Avoir de l'eau fraîche, manger des aliments sains, avoir un toit, tout ça. Donc, pour moi, l'entrepreneuriat a le devoir et le pouvoir de s'investir au niveau social et environnemental. C'est une énorme opportunité pour nous d'être des acteurs de changement.
[00:20:57.980] - Mélanie
Écoute, que c'est bien dit. Je n'ai rien dit, bien à rajouter. C'est super. Sur ça, on va parler d'un dernier extrait qu'on a retenu de la saison. C'est un extrait de Myriam Jean-Baptiste de LS Liqueur, qui nous parle justement de son expérience à l'exportation qui est peut- être un petit peu différente de ce qu'on aurait tendance à avoir. C'est- à- dire qu'on comprend qu'elle exporte avant même de faire affaire dans le marché canadien. Sur ça, on écoute l'extrait?
[00:21:27.540] - Orateur 5
Non, pas du tout. C'est ça la école, c'est très légitimé, spécifiquement au Québec, on le sait. La SAQ à la Monopole. Pour entrer à la SAQ, c'est vraiment un processus qui est quand même assez compliqué, c'est des appels d'offres et tout ça. Donc, en premier, on a essayé, ça n'a pas fonctionné. On est allé dans une compétition qui s'appelle la WSWA à Las Vegas. On a décidé de soumettre le produit là avant même qu'elle soit vendue en magasin. On voulait juste voir un petit peu comment l'industrie allait recevoir le produit. Une fois que notre produit final a été fait, on s'est dit « OK, pourquoi pas essayer de rentrer dans la compétition? » On l'a fait vraiment comme ça, sans aucune attente. Le lendemain, on s'est réveillé avec une tonne d'appels sur nos téléphones. On avait remporté la médaille.
[00:22:16.270] - Marie-Josée
Vraiment intéressant ce que Myriam souligne là, un peu comme l'a vécu Félix Leclerc, des fois, nul n'est prophète en son pays. Je pense que ce qu'elle souligne, c'est que si on voit qu'il y a trop de barrières dans notre propre marché, des fois qu'il y a trop de défis, notre produit ne convient pas, il y a un système qui nous donne des barrières. Je pense que la faute de l'entrepreneur, c'est d'aller chercher peut- être ailleurs pour des gens qui sont preneurs de ces produits ou ces services d'ice, au moins d'essayer. Il ne faut pas arrêter, il ne faut pas lâcher, il faut être tellement persévérant et convaincu. Puis des fois, effectivement, une graine qu'on aura semée ailleurs va germer mieux ailleurs, dans une le sol est peut- être plus fertile de l'autre bord de la frontière que dans son propre pays, pour X, Y, Z raisons. Je pense que s'il y a quelque chose que j'ai compris dans mon parcours d'entrepreneur, c'est qu'il faut être prêt à faire des compromis. Donc, des fois, on a un plan de match et le plan de match est fait pour être modifié en cours de plan, parce qu' entre ce que tu mets sur papier, ta vision et la réalité, souvent, il y a un gap et il faut être vraiment collé au réel, collé à ses consommateurs, collé...
[00:23:36.780] - Marie-Josée
Parce qu'au final, c'est eux qui sont nos vrais boss, au final, donc d'aller voir ailleurs, je trouve que ça a été vraiment un beau réflexe de Myriam et de son mari de voir « Peut- être qu'ici, ça ne fonctionne pas à cause des réglementations, mais peut- être qu'à l'autre bord de la frontière, en Californie, dans le Sud des États-Unis, peut- être que j'aurais un marché. » Elle a eu le feedback rapide dès que les consommateurs, des acheteurs là- bas, ce qui fait que ça l'a encouragée à persévérer. C'est vraiment une belle histoire de résilience et de persévérance et de compromis.
[00:24:12.400] - Mélanie
Effectivement, le compromis. Puis, tout ça aussi dit, écoute.
[00:24:16.090] - Marie-Josée
On.
[00:24:16.830] - Mélanie
Pourrait voir des barrières, comme cela dit, comme des échecs, mais au final, il y a tout plein de beaux apprentissages qui viennent avec ça, des échecs, puis ça nous amène des belles opportunités aussi.
[00:24:28.240] - Marie-Josée
Il y en aura toujours des échecs, des checs. Le parcours de l'entrepreneur, c'est une montagne russe. Pour une bonne nouvelle, tu en as deux ne font pas dormir pendant trois jours. Il faut vraiment avoir les reins solides. C'est un feu roulant de défis, de succès, de célébrations, de peurs, de tristesse, de remise en question. C'est ça qui fait que c'est hyper excitant, mais c'est ça qui fait qu'ils nous épuisent à la fois. C'est pour ça que se connecter toujours à sa raison d'être, à sa mission, nous permet dans les moments peut- être moins faciles de passer à travers. Même chose, de bien s'entourer nous permet aussi de passer à travers les moments difficiles parce qu'il va y en avoir des moments difficiles. Je veux dire inflation, pandémie, perte d'employés, refaire une liste. Puis tout le monde qui nous écoute, qui sont entrepreneurs, je veux dire le vivre au quotidien du moment tu dis « Là, on peut-tu comme... » On se réjouit deux secondes après, un instant, les marchés viennent de crasher. Ce n'est pas de tout repos, mais d'être bien entouré à l'interne, à l'externe, de partenaires qui font de tout ça un parcours qui fait du sens pour nous.
[00:25:49.770] - Marie-Josée
Parce qu'au final, moi, sur mon lit de mort, je veux prendre ma dernière respiration en me disant « Les relations que j'ai créées, au-delà de tout, les relations qui m'ont inspirée, qui m'ont nourrie à travers ce parcours- là, c'est ça qui va me rester, je pense, sur mon lit de mort.
[00:26:07.950] - Mélanie
Écoute, Marie-Josée, merci. Je profite de cette occasion aussi, ensuite, de dire merci pour la belle saison. Je suis certaine que nos auditeurs ont pris note, comme je disais tantôt, de plein d'astuces et de conseils qui ont été partagés de la part de nos invités. Mais aussi de par toi, écoute, ton expérience, ton aventure comme entrepreneur, tu en as appris beaucoup. Tu as été ultra généreuse de nous partager justement plusieurs de ces moments- là avec nous au cours de la saison. Donc, pour vrai, un gros merci d'avoir été avec nous pour cette belle saison qu'on a eu ensemble.
[00:26:44.170] - Marie-Josée
Merci de m'avoir fait confiance. Je pense que je continue à apprendre à tous les jours et cette opportunité- là m'a permis encore plus de me nourrir de conseils et de relations qui m'inspirent, qui me donnent le petit pour continuer.
[00:27:02.050] - Mélanie
Alors merci de nous avoir rejoints aujourd'hui sur l'impact de l'exportation balado. Si vous aviez apprécié l'épisode d'aujourd'hui, nous serions vraiment ravis que vous vous abonniez, que vous vous notez ci et que vous laissiez un commentaire sur votre plateforme de diffusion préférée. Ça a été un plaisir et à la prochaine fois.
Invité
Fondateur et PDG de Duvernois Creative Spirits, Dragon invité à l’émission Dans l’œil du dragon de Radio-Canada.
Animatrice
Directrice de district | Petites entreprises, Québec et Atlantique, Exportation et développement Canada.