[00:14:04.170] - Orateur 3
Tous ces éléments, c'est- à- dire une exportation n'est pas nécessairement une vente qui se fait du Canada à l'international. Si tu as un peu des ventes autour du monde, mais tu fais, d'une sorte, de l'export, mais à travers des filiales. Il y a des études qui démontrent, justement, des filiales rapportent pour le Canada une richesse, exportent plus que les compagnies- mères, finalement, à travers les filiales. Je ne sais pas c'est quoi le chiffre, deux fois, trois fois plus que des compagnies- mères au Canada. Donc, justement, c'est à travers des filiales, quand tu t'approches des clients, de la clientèle, justement, ça te permet d'avoir plus. Parfois, sur combien d'entreprises qu'on connaît disent « Mais pour vendre aux États-Unis, il faut être aux États-Unis.
[00:14:54.870] - Orateur 2
» Justement, en tech, est-ce que c'est particulièrement vrai?
[00:14:59.380] - Orateur 3
Oui, Oui. Est- ce que c'est vrai? En réalité, parfois. Le tech, c'est différent parce que la majorité des entreprises, puis peut- être ça ne reflète pas nécessairement Valsoft ici, parce que moi, je parle en termes général tech, mais si tu me dis en tech, généralement, mais les entreprises tech, parfois, commencent par l'international.
[00:15:20.610] - Orateur 2
Commencent par l'exportation, puis par la suite.
[00:15:23.320] - Orateur 3
Elles des filiales. Commencent par l'international, parce que justement, le marché est tellement plus important à l'international. Le modèle d'affaires est rodé à l'international et parfois, ils regardent le Canada. Mais c'est effectivement une particularité de l'équipe tech, le profil des entreprises tech. Surtout, quand on parle de tech, évidemment, c'est large, mais ici, on parle largement de SAS, donc de software as a service, donc on parle de logiciel. L'actif principal, justement, des entreprises rentrent le matin, puis sort à 5 h00. C'est Brain Power, c'est les gens qui développent ces technologies. Les gens qui travaillent pour ces entreprises peuvent être partout dans le monde.
[00:16:07.300] - Orateur 3
D'ailleurs, j'ai rencontré une entreprise cette semaine où la majorité de leurs effectifs étaient au Brésil et en Roumanie. Mais leur société mère est à Québec, la Ville.
[00:16:22.430] - Orateur 2
Joseph, peut-être pour nous expliquer un peu plus, tu as mentionné tantôt que dans les deux dernières années, vous avez fait quand même 60 nouvelles acquisitions, puis ça a l'air que c'est seulement le début, parce que vous en regardez 700 à 800 par semaine. Peut- être, explique- nous un peu le processus d'acquisition typique. Est- ce que vous regardez une niche? Comment vous les sélectionnez, ces 700-800-là, puis comment ils rentrent dans votre espèce de funnel pour en venir à une décision de faire l'acquisition?
[00:16:55.730] - Orateur 1
Le mot « funnel », c'est le bon mot à utiliser ici. C'est un petit peu le nerf de la guerre pour nous. C'est où on passe le plus de temps pour essayer de peaufiner un peu le processus, mais c'est ce processus qui, ultimement, est la raison pour qu'on arrive à acquérir des compagnies. La première chose qu'on doit faire, c'est trouver ces compagnies- là. On a des gens, des équipes dont leur seul job, c'est de regarder des listes, regarder sur Internet, sur LinkedIn, n'importe où ils peuvent pour trouver ces compagnies- là et les mettre dans notre database. On leur donne un certain nombre de critères, puis ils deviennent des experts à identifier à travers le site web ou les données disponibles en ligne si c'est une compagnie qui est réellement un logiciel très niche et vertical dans ce qu'ils font. Ensuite, une fois que ces compagnies là sont dans notre database, il faut les contacter. Il y a un art sur comment contacter des gens pour leur demander s'ils veulent vendre l'entreprise. On n'est pas en train de leur contacter pour leur demander s'ils veulent une carte cadeau. Il faut essayer de personnaliser le message le plus possible, essayer de l'envoyer à une fréquence qui est quelque part entre dérangeante et régulière.
[00:18:07.760] - Orateur 1
Et il faut aussi leur parler de pourquoi c'est à leur avantage de venir nous parler. Parce que ces gens-là reçoivent ce courriel probablement de 10 ou 15 autres entreprises à travers l'année, puis il faut se différencier. Une fois qu'on a envoyé ces courriels-là, il y a à peu près une personne sur sept ou huit qui accepte de nous parler. C'est là que ça prend un cours beaucoup plus naturel. C'est- à- dire une conversation, on apprend à se connaître, on échange des données financières et finalement, on arrive à leur faire une offre à travers l'analyse de ces données financières. Si l'offre est acceptée, c'est là qu'on fait notre processus de diligence qui prend entre six à huit semaines et tout est fait en interne à partir de ce moment- là. Mais la clé, c'est trouver les entreprises, les convaincre d'aller au téléphone avec nous. Une fois au téléphone, leur faire une offre qui leur convient. Si cette offre est acceptée, ça rentre dans un due diligence à long terme, puis on est capable de fermer la transaction un à deux mois après ça.
[00:19:16.190] - Orateur 2
Peut-être que je reviens au début, qu'est- ce qu'un logiciel niché.
[00:19:19.860] - Orateur 1
Et vertical? Le meilleur exemple que je peux donner, c'est Salesforce. Salesforce, c'est un excellent logiciel que nous, on utilise dans nos entreprises, puis en M&A. Hana l'utilise probablement aussi, EDC probablement l'utilise aussi, Kushtar l'utilise aussi probablement. Après, tout le monde peut l'utiliser. Il est très, très horizontal, dans le sens qu'il y a plusieurs segments de l'économie ou plusieurs types d'entreprises qui peuvent l'utiliser. Ce que ça, ça fait, c'est qu'il est très facile à installer chez un client, très facile à utiliser, mais il est aussi très, très facile à enlever. Le même matin, si nous, on perd Salesforce, on est un peu moins efficace, mais on pourrait le remplacer par un autre logiciel similaire ou tout simplement Excel, par exemple. On ne serait pas content, ce serait moins idéal, mais on aurait quand même une business. Le genre de logiciel qu'on achète, nous, c'est des logiciels, par exemple, de gestion de terrain de golf. Une entreprise qui a un restaurant ou une entreprise qui est dans l'alimentation ou quoi que ce soit, je pourrais jamais utiliser ce logiciel. Il a été créé seulement pour la gestion des terrains de golf. Le logiciel est fait en sorte que les golfers peuvent s'enregistrer pour jouer leur ronde de golf.
[00:20:43.360] - Orateur 1
Le propriétaire du terrain peut payer ses employés, peut gérer ses salles, peut gérer son restaurant, peut gérer son équipement, toutes ces choses- là. Je ne connais personne ou je ne connais pas d'investisseurs qui se lèvent le matin puis qui se disent « Vous savez quel segment de marché tellement énorme que je devrais dépenser des millions de dollars pour faire un nouveau logiciel et déplacer Valsource d'ici? » Personne ne pense comme ça parce qu'il y a un certain nombre de terrains de golf définis, puis il y a trois ou quatre logiciels qui s'arrachent les clients, puis ils vont tous rester à partir de ce moment-là. Ça, c'est ce qu'on appelle « vertical-specific » software et c'est ça qui nous intéresse.
[00:21:22.240] - Orateur 2
Le mot « vertical » vient d'où? Parce que pour moi, j'appellerais ça « une.
[00:21:26.300] - Orateur 1
Niche ». Exact, c'est ça. En anglais, c'est « vertical market software » et en français, c'est une niche ».
[00:21:31.580] - Orateur 2
Ok, parce que pour moi, l'intégration verticale, c'est disons que Prana commence à acheter des terres au Brésil pour faire pousser des mangues, pour importer. Pour moi, c'est ça l'intégration verticale.
[00:21:44.380] - Orateur 1
Je comprends mieux. Non, pour nous, la verticale, c'est la verticale de gestion de TerrainGolf. Il y a une autre verticale de gestion de restaurant.
[00:21:53.510] - Orateur 2
J'imagine qu'il faut quand même que ce logiciel- là soit un certain chiffre d'affaires pour que là, ce n'est pas sous votre radar.
[00:22:01.760] - Orateur 1
Idéalement, au- dessus de 3 millions de dollars de revenus. On s'en fout complètement de la profitabilité. Ce qui nous importe, c'est le revenu. Idéalement, 3 millions de revenus avec la majorité en revenus récurrents et non pas en revenus non récurrents.
[00:22:16.970] - Orateur 2
Ok. Une fois qu' on a passé à travers le processus, justement, dans l'entenoir, on a acquis l'entreprise, qu'est- ce qui se passe par la suite?
[00:22:29.350] - Orateur 1
C'est là que le vrai travail commence. On a en général acquis une entreprise qui est moins bien gérée que ce qu'on voudrait qu'elle ne soit?
[00:22:41.510] - Orateur 2
Ok. Vous voyez dans votre processus, vous voyez que vraiment, Valsoft va ajouter de la valeur au niveau du processus, au niveau de la structure de l'entreprise, etc.? Oui.
[00:22:54.770] - Orateur 1
La raison pourquoi on ajoute de la valeur, c'est qu'on ne fait que ça et on a 88 exemples de choses qui ont fonctionné ou pas fonctionné. Pour revenir à ce que j'ai dit plus tôt, moi, j'ai fait des erreurs pendant les six premiers mois, puis les six mois après, j'ai en été meilleur. Mais imagine, 88 fois, on a fait des erreurs. On s'entend que la 89ème fois, on va faire des erreurs, mais probablement pas les mêmes que les 88 premières qu'on a fait. Ensuite, on a le luxe d'avoir un portefeuille de logiciels, ce qui nous permet d'apprendre les bonnes pratiques de chacun, mais aussi de peut- être prendre un risque dans certains logiciels, parce qu'on sait qu'un autre prend moins de risques. Mais si j'étais le propriétaire d'un seul logiciel et que c'était 95% de ma fortune, puis 90% de ma carrière, disons que je serais moins tenté de prendre un risque. Tandis que nous, on peut voir ça plus comme une gestion de portefeuille et prendre un risque où le risque est plus payant et moins quand le risque est moins payant. Ça, ça nous permet de prendre de meilleures décisions.
[00:24:09.180] - Orateur 2
Justement, dans ce portefeuille-là, toi comme investisseur, est-ce que tu dis « OK, il y en a 20% de nos acquisitions qui vont être ultra risquées, mais avec un potentiel de croissance énorme. Mon 80%, je sais que c'est récurrent, c'est de base, c'est ça qui va être notre pain et notre beurre.
[00:24:25.550] - Orateur 1
On veut que 100 % soit aucun risque avec le plus de croissance possible. Évidemment, on n'arrive pas à ça, mais je te dirais que le 20/80, c'est probablement une ratio qui est pas loin de la réalité, mais le 80 demeure avec un certain risque. Ce n'est pas comme complètement pas risqué, puis il y a rien qui se passe là- dedans. Mais disons qu'il y a 20% de nos portefeuilles qui est en plus forte croissance que le 80%.
[00:24:54.630] - Orateur 2
Ok. Du coup, là, vous acquiérez l'entreprise. Puis là, j'imagine que est- ce que les équipes viennent sur place? Est- ce que vous allez les rencontrer? Juste les premières étapes.
[00:25:06.270] - Orateur 1
Nous, c'est extrêmement important de rester décentralisé. À Valsoft, à Montréal, il y a à peu près 200, 220 employés. Dans les business, on est au- dessus de 2 000. Il n'y a pas de développeur à Valsoft, il n'y a pas de vendeur à Valsoft, il n'y a pas d'agent de soutien à Valsoft. Tout ça, ça reste dans les entreprises. Ce que Valsoft apporte, c'est comptabilité, finances, légale, M&A et le playbook sur comment améliorer l'entreprise une fois qu'on l'a achetée. La première journée où on fait l'acquisition, on se déplace à l'entreprise et on veut être présent là- bas parce que c'est quand même un choc pour les gens. Ça peut être un choc positif ou un choc négatif, mais c'est définitivement un choc. Ils vont voir une, deux ou même une, c'est rare, mais deux, trois, quatre, cinq, six personnes de Valsoft être là pour la première semaine. Un, pour annoncer l'acquisition. Deux, pour répondre à des questions, puis trois, pour apprendre à nous connaître. Nous, on apprend à les connaître un peu plus parce que tu peux définitivement apprendre à connaître quelqu'un en due diligence, mais ça demeure un accès assez limité. Tu n'es pas capable de parler à tout le monde, toutes ces choses- là.
[00:26:20.540] - Orateur 1
C'est comme un petit peu une réintroduction à l'entreprise. E nsuite, on détermine après cette semaine- là si ce qui a été fait en due diligence peut être appliqué à la réalité, puis ensuite on commence à l'appliquer. En général, ça nous prend quelques semaines pour commencer à appliquer certains des changements qu'on veut faire s'il y a lieu, puis l'entretien entreprise prend son envol à partir de là.
[00:26:47.280] - Orateur 2
J'imagine qu'il y a peut- être un chiffre dans le personnel. Vous n'emmenez pas quelqu'un de Valsoft là- bas, mais selon les besoins qui ont été identifiés pendant due diligence, puis pendant cette première semaine d'analyse, là où vous prenez donner les actions nécessaires au niveau du personnel pour mettre... La personne ne sera pas une personne de Valsoft, mais sera une personne de ce logiciel-là sous Valsoft.
[00:27:09.490] - Orateur 1
Exactement. De façon permanente, il n'y a jamais personne de Valsoft qui est impliqué dans les entreprises qu'on achète. De façon temporaire, c'est sûr qu'il peut y avoir quelqu'un, mais en général, la personne qui est dans cette entreprise- là va avoir un « counterparty » ou une personne à la valve soft avec qui il ou elle pourrait discuter des changements qui devraient être faits, toutes ces choses- là. O n agit beaucoup plus au début comme intégrateur, comme formateur, comme toutes ces choses- là, mais éventuellement plus comme un board of directors qui est là pour conseiller et que l'entreprise prend son envol à partir de plus loin. On est plus comme un board of directors.
[00:27:46.670] - Orateur 2
C'est correct. Mais vas- y, Franck, avec ton commentaire, ce que je trouve pertinent.
[00:27:50.310] - Orateur 3
Oui, c'est sûr que ce n'est pas surprenant que tu avais beaucoup de questions sur l'entreprise, parce que pour moi, en tout cas, c'est une machine d'acquisition comme Valsoff, il n'y en a pas à tous les coins de rue. Donc finalement, c'est juste comprendre.
[00:28:09.840] - Orateur 2
Oui, juste comprendre le modèle d'affaires. C'est intéressant aussi de comprendre la façon dont ils font ça. Fionn. Justement, Franck, quel type de programme, j'imagine que vous travaillez ensemble, quel type de programme ou de services chez EDC vous offrez pour aider les entreprises canadiennes comme Valsoff à investir sur les marchés internationaux et puis peut- être en étant spécifique aussi avec Valsoft, comment vous les avez aidés dans leurs acquisitions à l'international?
[00:28:37.560] - Orateur 3
Notre valeur de proposition est basée sur trois besoins fondamentaux. C'est la planification à l'international, des connexions, donc offrir un réseau, puis scaling ou les solutions financières. En général, c'est ça les besoins qui ressort des entreprises telles que Valsoft. Quand on en pense aux premières deux, c'est gratuit. On ne cherche pas pour aider les Valsoft à planifier à l'international, on ne cherche pas pour faire des connexions. Je pourrais dire que quand on parle de Valsoft, ils ont pu bénéficier de notre expertise réseau à l'international. Par exemple, nous avons conseillé Valsoft sur l'achat en Europe où EDC était prêt à financer. Finalement, cette transaction n'a pas eu lieu, mais à travers cette expérience, nous avons bâti une relation d'affaires avec l'entreprise qui nous a permis, par après, de rentrer dans leurs syndications bancaires. Donc là, on est un prêteur direct. Car EDC, en termes de solutions financières, ça englobe plusieurs éléments. Ça peut être l'assurance, ça peut être garantie, ça peut être des financements, ça peut même être des investissements et comme j'ai mentionné, la partie plus soft de conseil. Donc, un prêteur direct, ça en est un. Conseiller, quand il regardait cette transaction à Europe, justement, c'est une autre façon.
[00:30:04.410] - Orateur 3
Les connexions, évidemment. Dans le monde des investissements, puis peut- être Jojo pourrait en parler davantage, comment on est rentré en premier lieu? Ce n'était même pas les deux que je viens de mentionner. C'est que dans le monde des investissements, il est parfois nécessaire de négocier des balances de vente avec le vendeur. Autrement dit, tu montes à un montant et puis « up front », puis avec une balance sous certaines conditions. Nous avons débuté notre relation d'offre faire avec Valsoft avec une solution pour financer justement ces balances de vente que Valsoft réussissait à négocier avec le vendeur. C'est ceci qui nous a permis vraiment de mieux apprendre l'entreprise, puis vice versa.
[00:30:45.290] - Orateur 2
Donc, une garantie sur les comptes recevables.
[00:30:47.380] - Orateur 1
Oui. Je ne le dis pas parce que Franck est là, puis parce que le podcast est un décès, mais sans un essai, on serait pas mal plus petit que ce qu'on est maintenant. C'est vrai. C'est aussi, fondamentalement parlant, nous, ce qu'on fait, c'est qu'on fait des investissements à l'étranger, puis on exporte notre expertise. Pour des gens qui exportent quoi que ce soit, le moins tangible, c'est l'exportation. Quand nous, on regarde un investissement sur notre Excel spreadsheet, les chiffres peuvent nous dire « C'est bon. » Mais à un moment donné, il faut savoir quoi faire là- bas. Ça commence parce que Franck a dit que ça a commencé par un vendeur qui ne nous faisait pas confiance qu'on allait lui payer sa balance de ventes l'année prochaine. C'est pas méchant, ça parle ou quoi que ce soit, mais on lui a donné un certain montant à la clôture et on lui a promis un certain montant un an plus tard. Puis, il nous a dit « Comment je sais que vous allez être là dans un an? » Puis, on s'est dit « C'est une très bonne question. On a définitivement l'intention d'être là. » Puis l'équipe de Franck et Franck à ce moment-là nous ont dit « Écoutez, un de nos mandats, c'est de sécuriser ces gens-là en leur garantissant cette balance de ventes dans le futur.
[00:32:09.870] - Orateur 1
» Ça nous a permis de closer cette transaction-là. C'est quelque chose qui a été fait plusieurs fois. C'est quoi depuis ce temps-là?
[00:32:16.130] - Orateur 2
Vous êtes vraiment au niveau financier, puis aussi à ajouter de la crédibilité.
[00:32:20.600] - Orateur 1
Oui, définitivement. Ça, c'est énorme. En fait, c'est une gaine de crédibilité, ce qu'on fait. Ça, c'est super important. Ensuite, tu sais que Franck a fait référence à une entreprise qui était aux Pays-Bas, qu'on voulait acheter, mais on n'en avait pas aux Pays-Bas. O ui, on a discuté de nos besoins financiers là- bas et tout, mais la partie qui est un peu plus, disons, soft et underrated, c'est que ça n'a pas pris longtemps qu'ils nous ont référé à deux ou trois personnes à l'interne qui avaient fait affaire aux Pays-Bas. Puis, j'ai pu leur poser des questions du type « En quoi est-ce que c'est différent de ce pays où je suis maintenant en Europe? » Ils ont dit « Écoute, c'est relativement similaire. Oui, c'est ça. Au niveau des lois culturelles, finances, taxes, toutes ces choses- là, ça te donne un énorme confort dans ton habileté à aller explorer un nouveau pays ou à être efficace à explorer un nouveau pays. Ça nous a beaucoup aidés pour ces choses- là, puis ça continue à nous aider.
[00:33:20.750] - Orateur 2
» J'imagine que tu es en contact avec les différentes personnes chez EDC qui sont sur place, par exemple, je ne sais pas, en Australie ou aux Pays-Bas ou aux États-Unis ou toi, ta relation est avec Franck et Franck te...
[00:33:35.610] - Orateur 1
Je laisserai peut- être Franck parler, mais c'est plus, il y a trois personnes clés à EDC, Franck et deux autres personnes. Peu importe quelle question que j'ai, je peux parler à une de ces trois personnes-là, soit ils vont répondre, soit ils vont trouver quelqu'un pour moi.
[00:33:50.930] - Orateur 3
C'est ça le but. On a une vingtaine de bureaux à l'international, Marie-Josée. Les gens, peut- être, le connaissent moins. On a un poussé même en Indopacific en ce moment, justement. Nous, on assume des risques où les entreprises ne sont pas encore confortables. Évidemment, en Europe, on est là depuis longtemps et cette intelligence marché, évidemment, comme tu le mentionnes, tu peux parler avec nos gens par exemple à Londres, tu peux parler avec nos gens en Indonésie, à Singapour, en Amérique latine ou tu peux parler avec ton car arrière, le directeur de relations qui dessert justement Joe, qui va lui faire ses recherches auprès de ses collègues, puis rapporter cette information à Joe. Ça, c'est une façon de lui offrir un one-stop-shop avec son directeur de relations qui lui permet de prendre des décisions judicieuses. Écoute, nous, on est un élément, mais c'est tout qu'on peut faire pour aider des entreprises comme Valsoft s'épanouir à l'international. Mais voilà, c'est notre mandat.
[00:34:57.640] - Orateur 2
Vraiment intéressant. En terminant, peut- être Joe et Franck, est- ce que vous avez chacun un conseil à donner aux entrepreneurs qui voudraient faire une acquisition à l'international? Joe, commence par ton conseil.
[00:35:14.170] - Orateur 1
Je dirais de passer le plus de temps possible, soit dix, à comprendre la culture là- bas, parce que ça peut être différent bien ou différent mal, mais c'est définitivement différent. Et chaque seconde passé à essayer de comprendre ça, ça s'ouvre des heures et des heures et des heures.
[00:35:36.670] - Orateur 2
Donc la culture de l'entreprise spécifiquement ou la culture générale de la région?
[00:35:42.200] - Orateur 1
De la région. Parce que la culture de l'entreprise, les gens vont passer du temps là- dessus. Mais si la question, c'est quelqu'un qui veut faire de l'expansion à l'international, j'essaierai de comprendre le plus possible la région dans laquelle je mène mon expansion. Qu'est- ce qui est important pour les là- bas? Quelles sont les lois là- bas qui facilitent ou rendent ça plus difficile? Et comment je vais faire pour ne pas être perçu comme le méchant qui arrive de nulle part pour prendre des jobs de tout le monde?
[00:36:13.930] - Orateur 2
Intéressant. Toi, Franck, est- ce que tu as un conseil, vu que tu en as vu beaucoup quand même?
[00:36:19.640] - Orateur 3
Valsoft stimule et divertifie l'économie, il contribue à la création d'emplois. Notre PIB, autrement dit, Valsoft, renforce le Canada. Moi, ce que souvent je dis à nos entreprises, c'est « Appelez-nous tôt dans le processus », parce que ce n'est pas une transaction qu'on veut. C'est une relation d'affaires qu'on veut bâtir, une stratégie d'affaires. C'est un peu un plug, mais en réalité, c'est ça la réalité. Si on n'avait pas vraiment conçu cette relation d'affaires avec Joe plus tôt, quand on regardait justement des programmes de garantie, mais ça nous a permis d'aboutir à d'autres choses et faire d'autres choses pour l'entreprise. C'est la « Strategy before Transactions », c'est souvent ce qu'on dit à nos entreprises, nos clients. Nous souhaitons être leur aviseur de confiance. On est une société de top pour aider les entreprises canadiennes. Notre focus, ce n'est pas la profitabilité, c'est les exportations pour le Canada et rendre le Canada une autre place dans le chéquier mondial.
[00:37:29.490] - Orateur 2
Dans ton conseil, il est simple comme prendre le téléphone puis appeler EDC avant de faire un move ou quelque chose à l'international. Exact. Messieurs, conversation vraiment très intéressante. J'en ai beaucoup appris. Joseph Kubier, partenaire d'investissement chez Valsoft et Franck Trentat-Doux, Directeur général technologie, création et industrie diversifiée chez EDC. Merci énormément à vous deux d'avoir pris le temps de m'éclairer et de nous éclairer aujourd'hui. Bravo pour ce parcours réellement impressionnant de cette entreprise Valsoft canadienne. Bravo.
[00:38:06.780] - Orateur 3
Merci.
[00:38:07.610] - Orateur 1
Merci Marie-Josée. Merci Franck pour ton support continue.
[00:38:11.080] - Orateur 2
Je vais faire la petite conclusion. Merci de vous être joints à nous aujourd'hui à l'émission L'impact de l'exportation balado. Si vous avez apprécié l'épisode d'aujourd'hui, vous en avez appris autant que moi, on serait ravis que vous abonniez, que vous notiez et que vous laissiez un commentaire sur votre plateforme de diffusion préférée. On se revoit dans deux semaines.